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Afreximbank veut investir près de 500 millions de dollars en Gambie

Par Jeune Afrique

Le président Adama Barrow (à droite) prête serment, le 19 janvier 2017 (illustration). © AP/SIPA

La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) va investir près de 500 millions de dollars en Gambie pour doper l'économie de cette enclave pauvre d'Afrique de l'Ouest, évitée par les investisseurs durant le règne de l'ancien président Yahya Jammeh.

L’argent ira vers les secteurs du tourisme, des infrastructures et de l’agriculture. « Nous pourrions instaurer un système de transport logistique intégré qui mènerait à l’extension du port maritime. Ce dernier aurait alors la capacité d’absorber plus de marchandises, et pourrait être connecté à la voix ferrée afin de transporter ces marchandises jusqu’au Sénégal et au Mali », a expliqué le président d’Afreximbank, Benedict Oramah, au sortir d’une réunion  avec le président Adama Barrow.

L’annonce représente une aubaine pour ce pays de près de 2 millions d’habitant, dont les finances ont été mises à mal par le président Jammeh, accusé par le nouveau gouvernement d’avoir siphonné les comptes de l’État. Jammeh est parti en laissant une ardoise de 1 milliard de dollars de dettes, soit plus que le PIB du pays, entravant le fonctionnement des institutions gouvernementales.

Dégel de l’aide internationale

La date du déblocage des fonds n’est pas encore connue. Benedict Oramah a annoncé qu’il allait bientôt envoyer une équipe technique dans le pays.

Le président Adama Barrow a battu Jammeh lors des élections de décembre dernier, mettant fin à un régime adepte de la torture et d’autres violations des droits de l’homme.

L’aide internationale qui avait été gelée sous le règne du dictateur, commence à revenir. En février, l’Union Européenne, qui avait coupé son assistance après que le régime eut criminalisé l’homosexualité, en 2014, a promis au pays une aide immédiate de 75 millions d’euros.

Basé au Caire, Afreximbank a été créé au Nigeria en 1993 par les gouvernements africains et des investisseurs afin de financer le commerce sur le continent.

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