Gabon : Jean Ping en appelle à Emmanuel Macron

Par Jeune Afrique avec AFP

Lors d'une conférence de presse de Jean Ping après une discussion avec Angela Merkel, la chancelière de l'Allemagne, le 5 juillet 2011. © Markus Schreiber/AP/SIPA

Le rival du président gabonais Ali Bongo Ondimba, Jean Ping, a profité de la prise de fonctions du nouveau président français pour tenter d'attirer son attention sur "la grave crise politique que traverse le Gabon".

Jean Ping, qui refuse toujours de reconnaître la réélection d’Ali Bongo au scrutin présidentiel du 27 août, avait félicité dès le 7 mai Emmanuel Macron pour son élection, se présentant en tant que président élu du Gabon.

Ce 14 mai, ses partisans de la Coalition de la nouvelle République (CNR) ont souhaité lors d’une réunion publique organisée à Libreville, la capitale, que la France soit « sensible aux attentes du peuple gabonais, qui veut que soit respecté son libre choix. Le peuple gabonais aspire à la fin du pouvoir par la force ».

Bouteille de sable

Des femmes ont symboliquement déposé une bouteille remplie de sable devant l’ambassade de France à Libreville pour attirer l’attention d’Emmanuel Macron « sur le risque d’implosion de la société gabonaise ». Ce geste, issu de la coutume locale, place le récipiendaire de la bouteille de sable « devant ses responsabilités », selon l’un des participants.

Le Président Bongo a lancé fin mars un dialogue avec l’opposition pour tenter de surmonter la crise née de sa réélection contestée, et des violences qui l’ont accompagnée. Mais Jean Ping et ses partisans refusent de participer à ce dialogue, qui devrait proposer dans une dizaine de jours des réformes constitutionnelles.

En mars, Jean-Marc Ayrault avait reçu le Premier ministre gabonais Emmanuel Issoze Ngondet. Le ministre français des Affaires étrangères avait alors souhaité « que le dialogue se tienne entre les principales forces politiques du pays et qu’il débouche sur des réformes structurelles et des échéances bien identifiées ».

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