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Nathan Wounembaina : « Les supporteurs camerounais m’ont dit que j’avais fait un très bon choix »

Nathan Wounembaina a signé le 7 mai avec le club de volley ball de Tours un contrat d’un an. © DR / Creative Commons

À 32 ans, le Camerounais Nathan Wounembaina vient d’obtenir le titre de champion de France avec Chaumont, dont il est le capitaine. Avant de participer à la CAN, il s’est engagé pour un an avec Tours, un des meilleurs clubs français.

Jeune Afrique : Chaumont est devenu champion de France en battant Toulouse en finale (3-0), le 6 mai. Ce club n’évolue en Ligue A que depuis cinq ans. Cela ressemble à un exploit…

Nathan Wounembaina : Pour moi, ce n’est pas illogique. Depuis l’accession du club en Ligue A en 2012-2013, il y a une progression constante. On a été deux fois quart de finalistes (2013 et 2016), une fois demi-finalistes (2014). Le club s’est structuré, notamment au niveau staff technique. Il a fait venir l’Italien Silvano Prandi, un des meilleurs du monde. L’effectif a toujours été intelligemment construit. Le président, Bruno Soirfeck, a fait ce qu’il fallait. Ce n’était pas évident, car Chaumont est une petite ville. Aujourd’hui, le club est solide, et il n’a pas de difficultés pour faire venir de bons joueurs. Je ne suis pas du tout inquiet pour son avenir.

Pourtant, après quatre saisons en Haute-Marne, vous avez décidé de partir à Tours, une des places fortes du volley français. Vous auriez pu disputer la Ligue des Champions avec Chaumont. Pourquoi ce choix ?

Quatre ans dans le même club, je trouve que c’est un bon cycle. C’était le moment de partir. Tours est un très bon club, qui joue le haut du classement. Mes dirigeants à Chaumont savaient que j’avais des contacts en France, mais aussi à l’étranger [Wounembaina était notamment sollicité par Varsovie, en Pologne, et par des clubs turcs, NDLR]. Les discussions avec Tours avaient débuté plusieurs jours avant la finale. J’ai signé un contrat d’un an le 7 mai.

J’ai joué dans trois pays étrangers, j’ai disputé la Ligue des Champions européenne, donc, je ne m’interdis rien

Vous avez évolué dans plusieurs pays étrangers (Algérie, Égypte, Belgique). Envisagez-vous de repartir un jour ?

Je ne ferme aucune porte. Déjà, je pense à Tours. C’est un nouveau challenge, je vais devoir faire mes preuves, m’adapter, beaucoup travailler. Après quatre ans dans un club, c’est bien de repartir sur autre chose, changer d’environnement, même si, quand je quitterai Chaumont, ce sera avec émotion car je suis attaché à la ville, aux supporters, au club. Lors de la réception organisée mardi à la mairie, pour fêter le titre, des gens m’ont dit qu’ils auraient aimé que je reste… J’ai joué dans trois pays étrangers, j’ai disputé la Ligue des Champions européenne, donc, je ne m’interdis rien. Repartir, pourquoi pas ? Ce sera alors sans doute mon dernier contrat.

Comment le sacre de Chaumont a-t-il été perçu au Cameroun ?

Il y a une page Facebook dédiée au volley camerounais, où j’ai reçu les félicitations de nombreux supporters. Et ils m’ont dit que j’avais fait un très bon choix en signant à Tours. Je vais me reposer un peu, avant de retrouver la sélection nationale, pour disputer le Championnat d’Afrique cet été. On doit normalement effectuer un stage en Europe (Slovénie ou Pologne). C’est toujours bien de retrouver la sélection…

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