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Centrafrique : un cinquième Casque bleu retrouvé mort dans l’attaque d’un convoi de la Minusca

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Casques bleus de la Minusca en patrouille dans Bangui, le 12 février 2016. © © Jerome Delay/AP/SIPA

Un cinquième Casque bleu a été retrouvé mort suite à l'attaque lundi soir d'un convoi de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) par un groupe armé, a annoncé ce jeudi l'ONU. Il est de nationalité marocaine.

Quatre jours après l’attaque d’un convoi de l’ONU en Centrafrique, la Minusca a confirmé ce jeudi 11 mai la mort d’un cinquième casque bleu dans l’attaque d’un de ses convois sur l’axe Rafai-Bangassou (dans le sud-est de la Centrafrique). Il était jusqu’ici porté disparu, et est de nationalité marocaine.

Le convoi a été attaqué par des « éléments armés » vers 20 heures lundi 8 mai. La Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) avait dans un premier temps annoncé la mort quatre Casques bleus cambodgiens. Ce premier bilan faisait également état de dix Casques bleus blessés.

L’un des Casques bleus cambodgiens a été tué dans l’échange de feu, de même que huit assaillants, d’après la force onusienne qui parle d’éléments anti-Balaka, milice principalement chrétienne dont la confrontation avec les rebelles Séléka pro-musulmans a plongé la Centrafrique dans le chaos à partir de 2013. Les corps des trois autres Casques bleus cambodgiens, « appréhendés » par les assaillants lors de l’attaque, ont été retrouvés mardi, mutilés selon la Minusca.

Neuf soldats marocains blessés

Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU Jean-Pierre Lacroix devait se rendre à Bangui ce jeudi en fin de journée pour assister à un hommage rendu vendredi aux victimes et pour rencontrer des dirigeants du pays.

Il exprimera son « fort soutien à la mission de maintien de la paix de l’ONU », mise en place en 2014 pour aider stabiliser le pays, qui compte 10 000 soldats et 2 000 policiers, selon le porte-parole de l’ONU.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et le Conseil de sécurité ont pour leur part fermement condamné l’attaque et demandé que les responsables soient traduits en justice. L’armée marocaine a en outre précisé dans un communiqué à Rabat que le corps du soldat tué était en cours de transfert et que neuf autres soldats marocains avaient été blessés, dont un gravement.

La Minusca seule face aux groupes armés

La Centrafrique peine à se relever du conflit entre les anciens rebelles Séléka prétendant défendre la minorité musulmane et groupes anti-Balaka majoritairement chrétiens. La Minusca, avec un peu plus de 12 500 hommes, est seule en première ligne face aux groupes armés ex-Séléka ou anti-Balaka depuis la fin de la mission française Sangaris en octobre dernier.

La France a condamné l’attaque dans un communiqué de son ministère des Affaires étrangères, ajoutant qu’il importait d’identifier les responsables de cette attaque afin de les traduire en justice.

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