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CPI : Fatou Bensouda veut enquêter sur le trafic de migrants en Libye

Par Jeune Afrique

Une femme originaire de Côte d'Ivoire attend d'être secourue par une ONG au large de la Libye, le 23 février 2017. © Santi Palacios/AP/SIPA

La Cour pénale internationale (CPI) envisage d'ouvrir une enquête sur les crimes visant les migrants en Libye, devenue selon elle un marché pour la traite d'êtres humains.

Des milliers de migrants, dont des femmes et des enfants, sont retenus dans des centres de détention en Libye où « les crimes, y compris meurtres, viols et actes de torture, sont présumés monnaie courante », a rappelé le lundi 8 mai la procureur général de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

L’ancienne avocate gambienne s’est par ailleurs dite « consternée par les informations crédibles selon lesquelles la Libye est devenue un marché pour le trafic d’êtres humains ».

La CPI est en train de collecter des éléments sur ces crimes présumés, a-t-elle fait savoir. Avant d’ajouter que l’instance internationale examinait soigneusement « la possibilité d’ouvrir une enquête sur les crimes liés aux migrants en Libye », si ces cas s’avèrent relever de la compétence du tribunal ».

Trafic de migrants

Les passeurs de migrants clandestins profitent du chaos qui règne en Libye depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. La plupart des départs de migrants ont lieu depuis l’ouest du pays, à destination de l’Italie qui se trouve à 300 kilomètres de là.

La situation sécuritaire en Libye s’étant « considérablement détériorée » depuis l’année dernière, Fatou Bensouda a mis en garde contre les liens entre la traite humaine, le développement du crime organisé et celui des réseaux terroristes dans le pays.

Le nombre de migrants ayant quitté la Libye pour l’Europe a augmenté de près de 50% cette année par rapport aux premiers mois de 2016. Le 8 mai, les agences de l’ONU ont encore signalé la mort de onze migrants et la disparition de près de 200 personnes en mer après le naufrage de deux bateaux au large du pays.

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