La Banque mondiale recommande une série de réformes aux pays du Sahel pour accélérer la révolution numérique

Une femme vend des téléphone portables à Cotonou, au Bénin, le 24 février 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour J.A.

Dans son dernier rapport consacré à la situation économique des pays du Sahel, la Banque Mondiale pointe l'insuffisance de l'accès aux technologies de l'information et de la communication et appelle à réformer ce secteur en priorité.

Pour la Banque Mondiale, le constat est sans appel : la révolution des technologies de l’information et de la communication (TIC) n’a pas encore atteint les pas du Sahel. Dans son dernier rapport intitulé « Promouvoir la révolution numérique en Afrique subsaharienne : quel rôle pour les réformes » l’institution souligne le retard pris par la région.

La Guinée, le Mali, le Niger, la République centrafricaine et le Tchad accusent un retard particulièrement important. Dans ces pays, la part de la population disposant d’une connexion mobile fonctionnelle ne dépasse pas 64%, contre une moyenne de 71% sur l’ensemble de l’Afrique subsaharienne, et 95% à l’échelle mondiale.

La téléphonie mobile, moteur de croissance

Or les services offerts par la téléphonie mobile sont un moteur de croissance : outre les appels, le téléphone portable permet d’effectuer des transferts d’argent ou des paiements.

C’est pourquoi la Banque Mondiale appelle ces pays à poursuivre les réformes démarrées au début des années 2010, qui visaient à adapter les systèmes juridiques et réglementaires aux nouveaux services offerts par l’internet haut débit et les opérateurs mobiles virtuels, sans oublier la protection des données et la cyber-sécurité.

Réformer pour réduire les coûts

Ces réformes sont indispensables pour étendre l’accès à la téléphonie mobile dans ces pays. Selon la Banque Mondiale, elles permettraient de réduire les coûts de la téléphonie, encore prohibitifs pour une partie de la population. Sans cela, impossible de développer des services de paiement par mobile ou d’internet haut débit.

Pour pallier ce problème, la Banque Mondiale propose une série de mesures à mettre en oeuvre de manière prioritaire, comme l’amélioration des conditions de concurrence entre les opérateurs de téléphonie mobile, l’utilisation des ressources des fonds de services universel afin d’atteindre les personnes n’ayant pas accès au mobile ou l’instauration d’une fiscalité plus performante qui pourra être mis au service de la croissance du secteur.

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