Maroc : dernière rencontre entre Mohammed VI et François Hollande

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président français François Hollande accueillie le roi du Maroc Mohammed VI au palais de l'Élysée, à Paris, le 2 mai 2017. © Michel Euler/AP/SIPA

Le roi du Maroc Mohammed VI a rencontré le président français François Hollande à l’Élysée ce mardi 2 mai. Les deux hommes étaient entourés de nombreuses personnalités connues pour leurs initiatives en faveur d'un raffermissement des liens entre les deux pays sur les plans culturel et médiatique.

François Hollande a reçu mardi à l’Élysée le roi du Maroc Mohammed VI pour une visite privée à dimension politique et culturelle, a-t-on appris auprès de la présidence. Mohammed VI avait été, le 24 mai 2012, le premier chef d’État accueilli à l’Élysée par le président Hollande après son élection et pourrait être le dernier avant la fin de son mandat, à la mi-mai.

À l’issue d’un tête-à-tête d’une vingtaine de minutes, le président français et le roi du Maroc ont partagé un déjeuner en compagnie des écrivains Leïla Slimani et Tahar Ben Jelloun, de l’islamologue Rachid Benzine, du comédien Jamel Debbouze et du judoka Teddy Riner.

Jamel Debbouze et Mohammed VI, une proximité affichée

En juin 2015, un cliché du monarque, attablé à une terrasse parisienne en compagnie de Jamel Debbouze et de l’artiste Michel Polnareff, avait fait le tour de la Toile. Sur la table, posés devant le roi, trônaient quelques livres. Aux couvertures, on pouvait deviner qu’il s’agissait d’ouvrages de Rachid Benzine : La République, l’Église et l’Islam et Les nouveaux penseurs de l’Islam. L’islamologue et l’humoriste sont tous deux originaires de la même ville : Trappes. Debbouze n’a jamais caché sa proximité avec le roi du Maroc. En 2001 déjà, on le trouvait assis aux côtés de Mohammed VI au Festival international du film de Marrakech. Depuis on les dit même amis. Quant à Benzine, il avait rencontré Mohammed VI alors que celui-ci était encore prince héritier, en France, en 1999.

Autour de la table également: les ministres des Affaires étrangères français et marocain Jean-Marc Ayrault et Nasser Bourita, les ministres françaises de la Culture et de l’Environnement, Audrey Azoulay et Ségolène Royal, le président de l’Institut du Monde arabe Jack Lang et celui de la Fondation nationale des musées marocains Mehdi Qotbi. Azoulay est la fille de André Azoulay, conseiller de Mohammed VI après avoir été celui de son père, Hassan II. Jack Lang et Mehdi Qotbi sont quant à eux deux amis de longue date. Lang est un « habitué » du Maroc, où il voyage souvent et Qotbi, lui, ne cache plus ni sa proximité avec Mohammed VI, ni son rôle diffus et informel de lobbyiste, à l’aise dans le monde de la culture et fort d’un important réseau.

Jihadisme et réchauffement climatique au menu des discussions

Ce déjeuner répondait à celui organisé lors d’une visite du président français à Tanger, en septembre 2015.Toujours selon l’Élysée, François Hollande et Mohammed VI ont évoqué, entre autres questions, la lutte contre le jihadisme et le réchauffement climatique, le Maroc ayant organisé en novembre 2016 la COP22 dans la continuité de l’Accord de Paris conclu un an plus tôt. A l’ordre du jour de cette rencontre devait également figurer le retour du Maroc au sein de l’Union africaine en début d’année, ainsi que sa volonté d’adhérer à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao).

Le Maroc a mené ces derniers mois une vaste offensive diplomatique en Afrique, marquée par des visites de Mohammed VI dans plusieurs pays du continent et la signature de nombreux accords et conventions. François Hollande devait également remercier le roi pour la contribution de 1,5 million d’euros apportée par son pays à un fonds pour la sauvegarde du patrimoine culturel de l’humanité menacé notamment par le terrorisme et les guerres au Proche-Orient.

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