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Présidentielle française : Mounir Mahjoubi, l’atout geek d’Emmanuel Macron

Mounir Mahjoubi, la cheville ouvrière d'Emmanuel Macron qui dirige sa campagne sur le web. © Flickr/Swanny Mouton

Parmi les membres en vue de l’équipe de campagne d'Emmanuel Macron, il y a Mounir Mahjoubi. Ce trentenaire d’origine marocaine dirige la campagne numérique du candidat d’En Marche au second tour.

« On essaie de le faire connaître. Il est un de nos nouveaux visages importants », nous glisse-t-on à la communication du mouvement En Marche !, au sujet de Mounir Mahjoubi, français d’origine marocaine et directeur de la campagne numérique du mouvement. Pour autant, le trentenaire, qui vient d’être investi candidat aux prochaines élections législatives françaises, dans une circonscription parisienne, n’est pas très disponible. Il court. Après le temps et après le candidat centriste, Emmanuel Macron, fondateur d’En Marche !, et favori pour le second tour de la présidentielle française qui l’oppose à la candidate d’extrême-droite, Marine Le Pen.

Mahjoubi et Macron, plus d’un point en commun

Mahjoubi ne partage pas que son sourire charmeur avec Emmanuel Macron, mais aussi un goût immodéré pour l’idée même de progrès, et une accélération de carrière due à un certain François Hollande. En effet, c’est ce dernier qui le nomme en 2012 à la tête du Conseil national du numérique. Mahjoubi avait déjà épaulé l’actuel président ainsi que la candidate socialiste, Ségolène Royal, dans leur campagne respective, en 2012 et 2007. Autant de jolies lignes dans un CV éloquent, marqué d’un côté par l’intérêt pour la chose publique et de l’autre, par un attrait pour l’économie collaborative et le numérique qui mêle un passage par le syndicat réformiste, la CFDT, et la création de plusieurs startups.

Une campagne tendue

Durant la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, Mahjoubi a dû monter au front à plusieurs reprises. Les critiques, en effet, n’ont pas épargné son patron après les sorties de celui-ci sur la lutte anti-terroriste en ligne. Le très libéral candidat s’est en effet montré plus que ferme à ce sujet, affirmant, par exemple, vouloir batailler contre les messageries cryptées, à l’instar de WhatsApp. Mahjoubi s’est donc, dans les jours suivants, fendu d’une mise au point afin de rassurer les acteurs du secteur et de calmer les attaques.

«Nous souhaitons préciser que la proposition ne consiste pas à obtenir la communication des clés de chiffrement utilisées par les prestataires de service numérique », a-t-il assuré. Autre front sur lequel Mahjoubi a été appelé : la sécurité informatique même de la campagne. En effet, des pirates informatiques ont tenté d’accéder aux boîtes mail des équipes de campagne. Des tentatives de piratage particulièrement suspectes : Mahjoubi expliquait à la presse française que les attaques émanaient le plus souvent des frontières russes.

Des Français d’origine maghrébine plus visible

Mounir Mahjoubi n’est pas le seul français d’origine maghrébine actif en politique que le grand public a pu découvrir durant cette campagne présidentielle française. Une des voix les plus audibles de la campagne du candidat d’extrême-gauche Jean-Luc Mélenchon, c’était Leïla Chaibi, trentenaire d’origine tunisienne dynamique et efficace, passant du terrain aux plateaux télévision avec un naturel déconcertant. Le candidat socialiste, Benoît Hamon, a de son côté été épaulé durant sa campagne par une responsable de presse d’origine algérienne, passée par la présidence et par plusieurs ministères : Nadjet Boubekeur.

 

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