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Côte d’Ivoire : le RDR d’Alassane Ouattara en pré-congrès

Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien, vote "oui" au référendum constitutionnel, le 30 octobre 2016 à Abidjan. © Diomande Ble Blonde/AP/SIPA

Le Rassemblement des républicains (RDR), le parti d'Alassane Ouattara, organise des pré-congrès régionaux du jeudi 27 au dimanche 30 avril. Objectif : préparer le prochain congrès du parti, mais aussi aborder l'échéance présidentielle de 2020.

« Ces pré-congrès seront placés sous le sceau de la reconquête des militants pour que nous en sortions unis et rassemblés. Le RDR doit demeurer le premier parti de Côte d’Ivoire », a fait savoir mercredi 26 avril Adama Bictogo, secrétaire général adjoint du parti, également chargé d’encadrer ces réunions décentralisées organisées de jeudi à dimanche dans plusieurs localités du pays.

Objectif : faire entendre la voix des militants et resserrer les rangs du parti afin de préparer le congrès du RDR, qui pourrait avoir lieu en juillet. « Début juillet serait selon moi une date idéale, car il ne faut pas laisser la dynamique s’estomper après les pré-congrès, et cela permettrait par ailleurs d’aborder la rentrée politique de septembre avec un RDR fort », estime Adama Bictogo depuis le siège du parti à Cocody.

Alassane Ouattara de retour à la présidence du parti ?

Des pré-congrès pendant lesquels les militants devraient aussi demander le retour d’Alassane Ouattara à la tête du RDR, un statut que la précédente Constitution interdisait. « Nous souhaitons et nous sollicitons le retour de notre champion à la tête du RDR, c’est l’un des objectifs majeurs de ces pré-congrès », poursuit Adama Bictogo, amusé d’entendre son nom circuler pour le poste de secrétaire général du parti, aujourd’hui occupé par intérim par Amadou Soumahoro.

« Le renouvellement des instances est une évidence. Le président m’a toujours témoigné de sa confiance. Je ne suis pas demandeur, mais si l’on venait à me proposer cette mission, je serais preneur », a répondu à Jeune Afrique l’ancien ministre et homme d’affaires.

« Pas encore le moment de parler de 2020 »

Autre enjeu de taille de ces réunions locales : mettre le parti en ordre de bataille en vue de la présidentielle de 2020. Un objectif également affiché début avril par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), son allié politique au sein de la coalition au pouvoir, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Plus de deux ans après l’appel de Daoukro, qui avait conduit le PDCI à ne pas présenter de candidat en 2015 face à Alassane Ouattara en échange d’une alternance en 2020 mais au prix d’une fronde interne, plusieurs cadres et militants du parti d’Henri Konan Bédié martèlent désormais leur volonté de concourir à la prochaine présidentielle.

« Ce n’est pas encore le moment d’en parler », assure Adama Bictogo, regrettant « les ambitions trop affichées de certains membres du RHDP pour 2020 ». Avant de poursuivre : « En 2020, un ticket sera présenté aux Ivoiriens (un candidat à la présidence, un autre à la vice-présidence, NDLR). D’une façon ou d’une autre, le RDR et le PDCI auront un candidat. Mais la stratégie décidée par Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié s’imposera à nous ».