Burkina : le patron de la Cimenterie du Faso dans le collimateur de la justice

Échangeur de Dassasgos sur la route de Fada N'gourma à Ouagadougou. © Nyaba Leon Ouedraogo pour JA

Le très discret Inoussa Kanazoé a fait un malaise pendant sa garde à vue et a été admis en clinique.

Arrêté le 19 avril dans le cadre d’une enquête préliminaire de la Gendarmerie du Kadiogo saisie par le Tribunal de grande instance de Ouagadougou sur des surfacturations de la société CIMFASO (Cimenterie du Faso), Inoussa Kanazoé devrait être inculpé dans les prochains jours, selon les informations de Jeune Afrique Business+.

L’homme d’affaires jadis proche de François Compaoré, le frère de l’ancien président Blaise Compaoré, est accusé de diverses infractions : faux et usage de faux en écriture de commerce, tromperie du consommateur, fraude fiscale, abus de confiance aggravée, blanchiment de capitaux, et usage frauduleux du numéro d’identifiant fiscal pour effectuer des opérations commerciales ou pour échapper au fisc.

La procureur Maïza Sérémé près du Tribunal de grande instance de Ouagadougou a confié le 24 avril le dossier à un juge d’instruction. Outre Kanazoé, cinq de ses collaborateurs ont également été placés en garde à vue la semaine dernière pour leur implication présumée dans l’affaire.

Les intéressés encourent des peines d’emprisonnement allant d’un mois à sept ans ferme pour les infractions. La procureur a révélé lundi lors d’une conférence de presse que du ciment avarié avait été vendu dans des sacs estampillés CIMFASO et que son dirigeant avait effectué des paiements via une société fictive dans le cadre de la construction de l’usine de ciment de Kossodo.

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