Violente charge du Maroc contre le pouvoir vénézuélien

Par Jeune Afrique avec AFP

Il était question, comme chaque année, du Sahara occidental au siège de l'ONU ces derniers jours. © UN Photo/CC/Manuel Elias

Dans un communiqué, le ministère marocain des Affaires étrangères a violemment critiqué le pouvoir vénézuélien, en prise à une vague de contestation populaire depuis plusieurs le début du mois d'avril. En début de semaine, le représentant du Venezuela à l'ONU avait qualifié le Sahara occidental de "territoire occupé".

« La large contestation populaire que connaît le Venezuela est le résultat de la détérioration profonde de la situation politique, économique et sociale dans le pays », a accusé le ministère marocain des Affaires étrangères ce vendredi 21 avril dans un communiqué.

Le document fait là référence aux manifestations qui ont lieu depuis plusieurs le 1er avril dans le pays contre le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le ministère marocain estime par ailleurs que les Vénézuéliens se « trouvent privés de leurs droits humains les plus élémentaires », évoquant « l’oligarchie minoritaire au pouvoir » et l’accaparement des « ressources importantes en hydrocarbures dont dispose le pays » par cette oligarchie.

Passe d’armes à l’ONU

Ce communiqué fait suite à une première passe d’armes mardi 18 avril au siège de l’ONU, où le représentant vénézuélien a parlé de « territoires occupés » à propos du Sahara occidental, selon l’agence de presse marocaine MAP.

Le Venezuela est l’un des traditionnels soutiens de la cause indépendantiste au Sahara occidental. Ce qui n’a pas empêché l’ambassadeur marocain à l’ONU Omar Hilale de riposter. Il a ainsi fustigé la « dernière dictature d’Amérique latine », pays « le plus riche de la région avec son pétrole et son gaz » où la population est « condamnée à la pauvreté et à la misère » alors que son représentant à New York « se permet de se balader dans ses deux jets privés ».

Le rapport du secrétaire général de l’ONU,  António Guterres, sur la question du Sahara occidental, a été présenté lundi 10 avril aux membres du Conseil de sécurité. Confirmant les attentes des analystes, ce document a témoigné du volontarisme du nouveau responsable des Nations Unies, qui veut mettre fin au conflit empoisonnant la région depuis 41 ans.

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