Zimbabwe : Morgan Tsvangirai et Joice Mujuru s’allient pour battre Robert Mugabe en 2018

Par Jeune Afrique avec AFP

Morgan Tsvangirai lors d'un voyage en Afrique du Sud en 2013. © Dai Kurokawa/AP/SIPA

Le chef de l'opposition zimbabwéenne, Morgan Tsvangirai, et l'ex-vice-présidente du pays, Joice Mujuru, ont annoncé mercredi la formation d'une alliance contre le président Robert Mugabe à l'occasion des élections générales prévues en 2018.

« Ce n’est que le début de la construction d’une large alliance afin d’affronter la ZANU-PF (le parti au pouvoir) d’ici les élections en 2018 », a annoncé Morgan Tsvangirai, chef de l’opposition zimbabwéenne, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue après la signature de l’accord électoral, sans que les contours de ce dernier ne soient dévoilés.

« C’est notre lutte collective et j’appelle le peuple du Zimbabwe à nous rejoindre (…) pour reprendre notre pays, notre liberté et notre dignité », a-t-il poursuivi.

Également chef du Mouvement pour un changement démocratique (MDC), Morgan Tsvangirai  a assuré que d’autres accords seraient prochainement signés avec des petits partis pour former une grande coalition électorale.

« Nous avons hâte de voir le Zimbabwe redevenir le grand pays qu’il a été »

De son côté, Joice Mujuru, ex-vice-présidente de Robert Mugabe, désormais dans l’opposition, n’a pas caché son enthousiasme après la signature de cet accord. « Notre joie est incommensurable. C’est quelque chose dont nous discutons depuis l’an dernier. Nous avons hâte de voir le Zimbabwe redevenir le grand pays qu’il a été », a lancé celle qui dirige désormais le Parti national du peuple (NPP).

Joice Mujuru, qui avait occupé des postes ministériels dans tous les gouvernements du pays depuis son indépendance en 1980, était tombée en disgrâce en 2014. Elle avait été évincée du parti au pouvoir, soupçonnée de comploter contre le régime.

Un grand rassemblement d’union qui a pour but de battre l’inoxydable Robert Mugabe, au pouvoir depuis 37 ans. Âgé de 93 ans, l’actuel chef d’État a d’ores et déjà annoncé qu’il serait candidat à sa propre succession en 2018 et n’a jamais nommé de successeur.

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