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France : le Cran lance une campagne choc contre les injures racistes

Campagne contre l'injure raciste lancée par le Conseil représentatif des associations noires pour le 1er tour de l'élection présidentielle le 23 avril 2017. © CRAN

Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) lance une campagne choc contre les injures racistes à l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle française, qui se tient ce dimanche.

« En classe, à Paris, quand j’étais enfant, j’ai eu le droit au surnom de la noiraude », se souvient la journaliste Audrey Pulvar, dans une vidéo postée sur Facebook par le Cran, mardi 18 avril, à cinq jour du lancement d’une campagne de sensibilisation contre contre le racisme.

Le spot de cette campagne montre un homme noir en train de se faire tatouer des injures racistes. Son corps en est rapidement recouvert alors que les témoignages se succèdent : ceux du journaliste et animateur TV Harry Roselmack, de Souleymane Sylla, victime du racisme de supporters de Chelsea dans le métro parisien l’année dernière, et d’hommes et de femmes anonymes.

#jeffaceleracisme

L’homme tatoué, transformé en « tableau vivant », interpellera les passants dans les rues de Paris, le 23 avril prochain, jour du premier tour de l’élection présidentielle, à proximité des bureaux de vote ainsi que dans des lieux emblématiques de la capitale française tels que la place de la Bastille, le Panthéon ou les Champs-Élysées.

Les mots ne sont pas que des mots quand ils sont plein de haine.

Les témoignages nourrissant la campagne ont été collectés via les réseaux sociaux, pendant des entretiens individuels et via des enregistrements, explique le communiqué du Cran qui veut ainsi rappeler que « les mots ne sont pas que des mots quand ils sont plein de haine » et qu’ils « laissent des traces durables, comme des cicatrices sur la peau ».

« À travers cette campagne #jeffaceleracisme, nous voulons alerter les Français sur l’injure raciste, dont l’impact est souvent sous-évalué, et sur la fraternité, valeur républicaine dont l’importante est, elle aussi, sous-estimée », explique Louis Georges Tin, président du Cran, cité dans le communiqué.

La campagne se déroulera également sur les réseaux sociaux, sous le hashtag #jeffaceleracisme, et sur le site internet jeffaceleracisme.fr.

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