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France : une tentative d’attentat déjouée à cinq jours de l’élection présidentielle

Par Jeune Afrique avec AFP

Des membres du Raid dans le 3e arrondissement de Marseille, après avoir déjoué une tentative d'attentat, le 18 avril 2017. © Claude Paris/AP/SIPA

Deux hommes soupçonnés de préparer un attentat jihadiste imminent ont été arrêtés mardi, à cinq jours de l'élection présidentielle, à Marseille, dans le sud de la France.

« Ce matin (mardi, NDLR), entre 10h et 11h, des policiers de la Direction générale de la Sécurité intérieure ont procédé avec l’appui du Raid à l’interpellation dans le 3e arrondissement de Marseille, de deux individus soupçonnés de vouloir commettre, de façon imminente, une action violente », a déclaré mardi 18 avril Matthias Fekl, le ministre français de l’Intérieur.

Selon une source proche du dossier, les deux suspects, de nationalité française, Clément Baur, 23 ans, et Mahiedine Merabet, 29 ans, avaient déjà été incarcérés pour des faits sans caractère terroriste.

Trois kilos de TATP

Dans l’appartement occupé par les deux hommes, les policiers ont découvert « trois kilos de TATP (un explosif artisanal, NDLR) en train de sécher dans un placard sur trois étagères, à trois stades d’élaboration différente mais dont l’un était déjà prêt à l’usage », a indiqué le procureur de la République de Paris, chargé des affaires de terrorisme, François Molins.

D’après le magistrat, les policiers ont également saisi une grenade artisanale, plusieurs armes à feu dont un pistolet-mitrailleur, des sacs de munitions et un drapeau du groupe État islamique (EI).

Toutefois, à ce stade, il n’est pas possible de « déterminer avec précision le jour, la ou les cibles visé(es) » par les « deux individus aussi méfiants que déterminés », a indiqué le procureur.

Vidéo d’allégeance à l’EI

Mahiedine Merabet cherchait « à transmettre en urgence une vidéo d’allégeance et de revendication à des membres de l’EI », a également révélé François Molins.

Selon le gouvernement, une vingtaine de tentatives d’attentats ont été déjouées depuis début 2016 en France, frappée depuis 2015 par une série d’attentats jihadistes qui ont fait 238 morts au total.

Pour assurer la sécurité de l’élection présidentielle française, dont le premier tour a lieu dans quatre jour, le 23 avril, plus de 50 000 policiers et soldats seront mobilisés.