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Mali : cinq militaires tués dans une attaque attribuée à des jihadistes

Par Jeune Afrique avec AFP

Des militaires maliens assurant la sécurité à Tombouctou en 2013. © Jerome Delay/AP/SIPA

Selon plusieurs sources, cinq militaires maliens d'élite ont été tués ce mardi 18 avril lors d'une attaque imputée à des jihadistes dans la région de Tombouctou.

L’attaque a visé un camp de l’armée malienne à Gourma Rharous, une localité d’accès difficile, située à quelque 120 km à l’est de Tombouctou, rapporte ce mardi l’AFP.

L’assaut a été mené « par un groupe terroriste aux environs de 05H00 du matin » (heure locale et GMT), elle « a occasionné la mort de cinq soldats et une dizaine de blessés », a ajouté le gouvernement, sans identifier de groupe en particulier.

L’attaque avait été rapportée plus tôt mardi à l’AFP par le porte-parole de l’armée malienne, le colonel Diarran Koné, qui avait parlé de « pertes en vies humaines et en matériel du côté des forces armées et de sécurité ».

La Minusma a de son côté dénoncé dans un communiqué « une attaque terroriste, perpétrée par des hommes armés non identifiés », précisant qu’elle avait « ciblé des positions des forces armées maliennes et de la Garde nationale à Gourma Rharous ».

Selon le texte, la force onusienne aurait déployé ses hélicoptères d’attaque sur les lieux en appui aux forces maliennes et facilité l’évacuation médicale des blessés par voie aérienne.

Attaque d’un convoi de la Minusma

La force de l’ONU fait également état d’une attaque survenue ce mardi vers 04h00 GMT contre un véhicule d’un de ses convois logistiques, qui a « heurté un engin explosif improvisé ou une mine, à environ 30 km au sud de Tessalit » (nord-est).

« Le bilan préliminaire est de trois blessés graves, dont deux Casques bleus et un civil », précise-t-elle.

« Il n’y a presque pas un jour où l’on ne reçoit pas de rapports sur des actes abominables de terrorisme commis par les ennemis de la paix et les ennemis de ce pays et de son peuple », s’est indigné le chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, cité dans le communiqué.

« Leur cible réelle est l’échec du processus de paix et leur objectif est d’imposer le règne de la violence et du chaos », a-t-il ajouté.