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RDC : le pasteur Joseph Mukungubila obtient l’asile politique en Afrique du Sud

Par Jeune Afrique avec AFP

Le pasteur Paul-Joseph Mukungubila est accusé d'être le cerveau des violences meurtrières de Kinshasa, Lubumbashi et Kolwezi en décembre 2013 © AFP PHOTO / Kokolo

Le pasteur Joseph Mukungubila, instigateur présumé des attaques qui avaient fait plusieurs dizaines de morts à Kinshasa, Lubumbashi et Kolwezi le 30 décembre 2013, a obtenu l'asile politique en Afrique du Sud, a-t-on appris lundi auprès de son entourage.

« Il a obtenu l’asile politique suite à une décision rendue le 30 mars », a affirmé à l’AFP Charlie Mingiedi, le porte-parole du pasteur Mukungubila. « C’est un soulagement. Il peut s’impliquer de nouveau dans la vie politique » congolaise, a-t-il ajouté.

« Il n’y a pas de retour en RDC prévu mais il va continuer à mobiliser le peuple congolais contre la dictature qui règne dans le pays », a indiqué le porte-parole.

Une centaine de morts

Chef de « l’Église du Seigneur Jésus-Christ », le pasteur Mukungubila est accusé par Kinshasa d’avoir fomenté des attaques le 30 décembre 2013 dans plusieurs sites stratégiques de la capitale congolaises et deux autres villes dans le sud et l’est du pays.

Ce jour-là, des personnes qui se présentaient comme des adeptes du « prophète du Ministère de la Restauration à partir de l’Afrique noire » s’étaient lancées à l’assaut de la radio-télévision nationale et de l’aéroport de N’Djili à Kinshasa, notamment. La riposte de l’armée fut sanglante : plus de 100 morts en une journée, selon les autorités, essentiellement parmi les assaillants.

Demandes d’asile jusque-là refusées

Recherché, celui se fait appeler « prophète de l’Éternel » s’était rapidement exilé en Afrique du Sud. Arrêté le 15 mai 2014 à Johannesburg, le pasteur Mukungubila avait été libéré un an plus tard, suite à l’abandon par la justice sud-africaine des poursuites contre lui.

Jusque-là, ses demandes d’asiles politiques avaient été refusées. En juin 2015, une cinquantaine d’adeptes du religieux ont été condamnés en RDC à des peines de 7 à 20 ans de prison pour leur participation à ces attaques.

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