Le pape François célèbre la messe de Pâques sous haute sécurité

Par Jeune Afrique avec AFP

Le pape François, le 6 avril 2016 au Vatican. © Tiziana Fabi/AFP

Le pape François a commencé dimanche à célébrer la traditionnelle messe de Pâques sur le parvis de la basilique Saint-Pierre de Rome, devant des milliers de fidèles, encadrés par d'imposantes mesures de sécurité.

La messe de Pâques, temps fort de la liturgie chrétienne, a débuté à 10h00 (08h00 GMT), sous un ciel nuageux devant des dizaines de milliers de personnes pour certaines rassemblés depuis les premières heures du jour.

Les célébrations de Pâques, qui ont débuté jeudi avec une messe et la cérémonie du lavement des pieds par le pape, ont donné lieu à d’importantes mesures de sécurité, après les attentats ayant frappé des églises chrétiennes coptes en Egypte dimanche dernier.

Quartier bouclé et portiques de sécurité

Tout le quartier autour de la basilique Saint-Pierre a été bouclé dimanche matin, avec plusieurs points d’accès ouverts pour permettre une première vérification des sacs. L’accès à la place elle-même n’a été rendu possible qu’après le passage sous un portique de détection, à l’instar des mesures de sécurité prises dans les aéroports.

Près d’une trentaine de portiques ont ainsi été disposés tout autour de la célèbre colonnade du Bernin entourant la place.

Des centaines de policiers et membres des forces de sécurité surveillaient les alentours, comme ils l’avaient déjà fait samedi pour la messe de la veillée pascale et pour le chemin de croix vendredi près du Colisée.

La messe devait être suivie par la traditionnelle bénédiction Urbi et Orbi, à la ville et au monde, prononcée par le pape argentin vers 12h00 (10h00 GMT).

« Honte » de l’humanité

La veille, Jorge Bergoglio avait déjà présidé la cérémonie de la veillée pascale au cours de laquelle il a baptisé onze adultes et enfants venus de tous les continents.

Il a de nouveau à cette occasion évoqué « les visages de ceux qui font l’expérience du mépris, parce qu’ils sont immigrés, orphelins de patrie, de maison, de famille ».

Vendredi à l’occasion du chemin de croix, le pape avait exprimé la « honte » de l’humanité « pour le sang innocent, versé quotidiennement, de femmes d’enfants, de migrants ».

« Honte pour toutes les images de dévastation, de destruction et de naufrage qui sont devenues ordinaires dans notre vie », avait-il martelé.