Sénégal : Dakar accueille un marathon inédit

Par - A Dakar

Luke Kibet, vainqueur du marathon d'Osaka, au Japon, en 2007 (photo d'illustration). © Itsuo Inouye/AP/SIPA

Cela fait un mois que toutes les artères de la capitale sénégalaise sont bordées de panneaux annonçant l’événement du week-end : le Marathon de Dakar, une compétition inédite sur laquelle plus de dix mille coureurs de tous horizons sont attendus.

En marge du 42 km de dimanche, plusieurs autres courses seront disputées ce samedi 15 avril avec deux épreuves pour les enfants, un 10 km, un semi-marathon et la Dakaroise, une course féminine de 5 km. La compétition, qui se déroulera à l’intérieur de la ville, devrait être bien accueillie dans un pays qui cultive depuis toujours une réelle culture du sport.

Toute la semaine d’ailleurs, on pouvait voir hommes et femmes s’entraîner sur le bord de mer, où auront lieu les différentes courses. Aux côtés des amateurs viendront également courir une vingtaine de professionnels venus du Kenya, d’Éthiopie et de France.

Le succès de ce genre de compétition s’explique sans doute par « leur aspect extrêmement populaire : tout le monde est acteur de l’événement, que ce soit les hommes, les femmes, les enfants. On y trouve une grande mixité sociale. Il y a une multitude de nationalités différentes, et tout ce beau monde cours dans le même sens », explique Philippe Berry, l’un des promoteurs de l’événement, et qui fut déjà à l’origine du Marathon du Gabon qui se déroule chaque année à Libreville.

L’Afrique comme terrain de jeu

Une nouvelle compétition donc, qui s’ajoute à un calendrier sportif africain s’étoffant un peu plus chaque année : le continent s’est révélé être un merveilleux terrain de jeu pour les amateurs  de sensations fortes, et c’est sans doute ce qui explique que l’on voit fleurir autant de nouveaux événements. « Dans beaucoup de pays d’Afrique, on peut retrouver toutes les conditions idéales pour l’organisation d’événements sportifs à la fois beaux, populaires et exigeants », souligne Philippe Berry.

Ces dernières années, les handicaps climatiques du continent africain se sont peu à peu transformés en atouts majeurs pour les organisateurs d’événements sportifs, constamment à la recherche de nouveaux défis à proposer. C’est le cas notamment du Marathon des sables : une course de 254 km dans l’immensité du désert marocain, qui se déroule sur six étapes et attire des coureurs en quête de bien plus qu’un exploit personnel.

La singularité des climats africains révèle des athlètes de haut niveau.

Dans les milieux professionnels, c’est également la singularité des climats africains qui commencent à révéler des athlètes de haut niveau, notamment dans le cyclisme avec une multitude de courses comme sur le Tour du Faso au Burkina, la Tropicale Amissa Bongo au Gabon ou encore le Tour du Rwanda.

À Dakar dimanche, les grands moyens seront mis en œuvre pour sécuriser et retransmettre un événement que tout le monde espère voir se perpétuer. Mais coté organisation, on regarde déjà vers l’avenir, et en direction des nombreux pays du continent en quête de nouvelles aventures sportives.

Couverture

Exclusivité : - 30% sur votre édition digitale


Couverture

+ LE HORS-SERIE FINANCE OFFERT dans votre abonnement digital. Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez !

Je m'abonne à Jeune Afrique