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Experts de l’ONU tués en RDC : un suspect en garde à vue

Par Jeune Afrique avec AFP

Des soldats de la Monusco en patrouille devant les locaux d'une entreprise dans le village de Bushendo, dans le Nord-Kivu, en RDC, en juin 2016. © Monusco Photos/CC/Flickr

La justice militaire congolaise a annoncé ce vendredi qu'elle interrogeait un suspect dans le cadre de l'enquête menée sur l'assassinat de deux experts de l'ONU dont les corps ont été retrouvés dans le Kasaï central fin mars. Un autre, en fuite, est recherché.

« L’auditorat général a arrêté deux suspects supposés avoir donné la mort à l’Américain Michael Sharp et à la Suédoise Zaïda Catalan » a annoncé ce vendredi 14 avril le général-major Joseph Ponde, auditeur général des Forces armées de la RDC (FARDC) lors d’un point de presse. Les cadavres de ces deux experts avaient été retrouvés au Kasaï le 28 mars, plus de deux semaines après leur enlèvement dans la même province.

L’un de ces deux suspects − présenté par le général comme des « insurgés » − s’est enfui avec la complicité des quatre policiers chargés de les surveiller, a affirmé l’officier devant les journalistes, sans fournir de détails sur les circonstances de l’arrestation ni de la fuite en question;

L’autre suspect, identifié comme Daniel Mbayi Kabasele (homonyme d’un député local), est gardé à vue au parquet militaire de Kananga, capitale de la province du Kasaï-central, où son interrogatoire « se poursuit », a ajouté l’auditeur général.

Le second suspect en fuite

« Seule l’enquête judiciaire déterminera qui, des insurgés Kamwina Nsapu ou des éléments des forces de sécurité », a tué les deux experts, pour Joseph Ponde, lequel a précisé que l’enquête se poursuivait pour retrouver les quatre policiers ayant selon lui permis la fuite de l’un des deux suspects.

Michael Sharp et Zaïda Catalan, tous deux missionnés par le secrétaire général de l’ONU pour enquêter sur l’application d’une résolution du Conseil de sécurité instituant un embargo sur les armes à destination de la RDC, étaient les auteurs de rapports accusant Kigali de soutenir le M23, ouvrant la voie à des mesures de rétorsion internationales.

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