Tunisie : le président d’un club de foot suspendu à vie pour avoir pincé les fesses d’un arbitre

Par Jeune Afrique avec AFP

Le président du Club sfaxien a été sanctionné pour ses agissements lors du match opposant son équipe à l'Etoile du Sahel, en mars dernier. © Ian Burt/CC/Flickr

Le président du Club sfaxien (CSS) Moncef Khemakhem, qui s'était vanté d'avoir "pincé à deux reprises les fesses" d'un arbitre-assistant lors d'un match du championnat tunisien, a été "suspendu à vie de toute activité dans le football", a fait savoir vendredi la Fédération tunisienne de football (FTF).

« Nous avons décidé d’obtenir nos droits avec nos dents et nos doigts », s’était plus précisément vanté ce dirigeant, le 1er mars, lors de son intervention sur la chaîne publique Wataniya après un match émaillé d’incidents et finalement remporté 3-2 par son club, contre l’Étoile du Sahel (ESS).

« On a d’ailleurs eu notre cadeau », s’était-t-il ensuite félicité, après avoir bénéficié d’un penalty inexistant en fin de rencontre. Tout sourire, il avait également ajouté qu’il avait « pincé deux fois les fesses » de l’arbitre-assistant « pour lui remonter le moral car il avait perdu le fil du match ».

Une vidéo circulant sur Youtube immortalise les faits et le montre entrant sur le terrain pour se joindre aux protestations de ses joueurs après l’égalisation (2-2) de l’ESS.

Après avoir enlacé l’arbitre central, Moncef Khemakhem repart vers la ligne de touche, pouce levé à destination du juge de touche. Il lui fait alors la bise, puis lui mordille l’oreille gauche avant de lui pincer furtivement la joue.

 

 

En conséquence, la FTF a donc décidé « de suspendre à vie M. Khemakhem de toute activité dans le football, et de lui infliger une amende de 30 000 dinars » (12 000 euros), selon un communiqué posté jeudi 13 avril sur sa page Facebook officielle

Le président du CSS est notamment accusé par la fédération de « comportement dangereux et antisportif », « d’attentat à la pudeur » et « d’atteinte aux bonnes mœurs ». Le texte mentionne que le dirigeant a lui-même reconnu avoir effectué des « gestes obscènes à l’encontre d’un arbitre-assistant » dans le but de « faire pression sur l’arbitrage » et ajouté qu’il s’était réjoui d’être « parvenu à ses fins ».

Il n’est pas précisé si le jugement est susceptible d’appel.