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La fédération tunisienne de football cherche un remplaçant à Henri Kasperczak

Le sélectionneur de la Tunisie, Henryk Kasperczak , et ses joueurs avant le match contre le Burkina Faso, le 27 janvier 2017. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Alors que le départ du franco-polonais Henri Kasperczak n’est pas administrativement réglé, la Tunisie se cherche un nouveau sélectionneur. De nombreux techniciens sont candidats, mais deux profils sortent du lot : ceux du Tunisien Nabil Maâloul et du Français Hubert Velud.

La Fédération Tunisienne de Football (FTF) s’est peut-être un peu emballée en annonçant le vendredi 7 avril qu’un accord avait été trouvé avec Henri Kasperczak (70 ans), revenu aux affaires en juillet 2015 après un premier passage sur le banc des Aigles de Carthage entre 1994 et 1998.

Les deux parties vont bien se séparer, mais le technicien, qui dispose d’un contrat de trois ans, ne veut pas perdre trop d’argent dans l’affaire (son salaire mensuel, hors avantages et primes, était d’environ 20 000 euros). « Il veut récupérer plus que ce que ne lui propose la FTF », confie une source locale.

Kasperczak, qui se trouve toujours à Tunis, s’est vu reproché l’élimination de son équipe en quarts de finale de la CAN 2017 par le Burkina Faso (0-2), ainsi que ses défaites en matchs amicaux le mois dernier contre le Cameroun (0-1) et le Maroc (0-1).

« À ce jour, je n’ai reçu aucune notification officielle »

Contacté mercredi par Jeune Afrique, Henri Kasperczak, dont la sélection est en tête (avec la RD Congo) de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde 2018, a tenu à apporter quelques précisions.

« À ce jour, je n’ai reçu aucune notification officielle de mon limogeage. Je suis donc toujours officiellement le coach de la Tunisie. J’ai un contrat jusqu’en juillet 2018. La façon dont la fédération communique ne me regarde pas », a indiqué l’ancien international polonais (62 sélections).

Les négociations entre les deux parties s’annoncent compliquées, puisque la FTF propose l’équivalent de trois mois de salaire (60 000 euros) au sélectionneur quand celui-ci exige le règlement intégral de ce qu’il aurait perçu s’il était resté en poste, soit 320 000 euros.

La piste Michel Dussuyer

En attendant la suite de ce feuilleton économico-sportif, la FTF et son président, Wadii Jarii, cherchent l’oiseau rare, capable de qualifier les Aigles pour la Coupe du Monde 2018 en Russie et la CAN 2019 au Cameroun.

Plusieurs pistes ne sont déjà plus d’actualité. Il s’agit de celles menant aux Tunisiens Faouzi Benzarti et Sami Trabelsi, déjà passés sur le banc tunisien, aux Roumains Ilie Balaci et Anghel Iordanescu, aux Suisses Raoul Savoy et Bernard Challandes, au Belge Tom Saintfiet, ou au Français Franck Dumas.

D’autres semblent beaucoup plausibles. Les deux favoris sont pour l’instant le Tunisien Nabil Maâloul, qui a dirigé la sélection en 2013 et qui entraînait le Koweït récemment et le Français Hubert Velud, sous contrat avec l’Étoile du Sahel de Sousse depuis janvier dernier et jusqu’à juin 2018. La FTF a pris contact avec les dirigeants de l’Étoile afin de savoir s’ils accepteraient de libérer l’ancien coach du TP Mazembe (RD Congo), lesquels ont répondu par l’affirmative.

Mais une autre piste s’offre également aux décideurs tunisiens. Le profil de Michel Dussuyer, qui a quitté la Côte d’Ivoire en janvier dernier et dont le nom a été proposé à la fédération, est également étudié de près. Le nom du prochain sélectionneur des Aigles de Carthage devrait être connu d’ici à la fin du mois d’avril. À condition, bien sûr, que le dossier Kasperczak soit définitivement réglé…