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Nigeria : plus de 200 agents électoraux accusés d’avoir fraudé lors des élections de 2015

Par Jeune Afrique avec AFP

Le 11 avril 2015, les électeur nigérians votaient pour choisir le gouverneur de leur État ainsi que le président du pays. © Sunday Alamba/AP/SIPA

205 agents électoraux font l'objet de poursuites devant la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC) qui a enquêté sur des allégations de fraudes lors des élections générales de 2015, a-t-on appris ce mardi soir.

Ils sont accusés d’avoir accepté des pots-de-vin pour influencer le résultat du vote lors des élections générales de 2015. Les partis politiques des suspects impliqués n’ont pas été précisés par l’EFCC qui n’a pas non plus clarifié si les fraudes concernaient les élections des gouverneurs des 36 États composant le Nigeria ou l’élection présidentielle, qui a eu lieu en même temps.

Selon un communiqué de la Commission, les employés suspendus ont reçu environ trois milliards de nairas (8,9 millions d’euros) de pots-de-vin pour influencer l’élection dans 16 États.

En attendant la fin de la procédure, les 205 agents électoraux seront « suspendus de leurs fonctions et ne percevront que la moitié de leur salaire », a ajouté la Commission électorale après avoir également mené une enquête interne.

À noter que 70 autres agents font également l’objet d’une enquête plus poussée de l’EFCC qui pourrait mener à d’éventuelles poursuites.

Chasse aux sorcières

« Il y a eu une tentative claire de soudoyer le personnel de l’INEC pour influencer le résultat des élections générales de 2015 via une ONG, le Réseau ouest-africain des observateurs électoraux (WANEO), composé principalement de fonctionnaires retraités de l’INEC », poursuit le communiqué. « WANEO et ses principaux promoteurs sont immédiatement placés sur liste noire. Le réseau ne doit plus être impliqué dans l’observation d’élections et toute autre activité organisée par l’INEC ».

Remportée par le All Progressive Congress (APC) du président Muhammadu Buhari, la présidentielle de 2015 a été marquée par la première victoire de l’opposition dans l’histoire du Nigeria. Plusieurs hauts cadres du People’s Democratic Party (PDP) de l’ex-président Goodluck Jonathan ont déjà été poursuivis pour avoir utilisé des fonds publics destinés à influencer le scrutin. L’opposition accuse en retour l’APC de mener, sous couvert de lutte anti-corruption, une chasse aux sorcières contre les membres du PDP.

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