Niger : une cinquantaine de jihadistes de Boko Haram tués dans des combats avec l’armée

Par Jeune Afrique avec AFP

Capture d'écran d'une vidéo de Boko Haram, rendue publique en octobre 2014. © AP/SIPA

De violents combats ont éclaté dimanche soir entre l'armée nigérienne et des combattants du groupe terroriste Boko Haram dans le sud-est du Niger près de Gueskérou. Selon un bilan provisoire d'une source sécuritaire de l'AFP, au moins cinquante-sept jihadistes dont un "grand émir" de l'organisation terroriste ont perdu la vie. Du côté de l'armée, on dénombre une dizaine de blessés légers.

Le bilan exact de ces affrontements n’était toujours pas confirmé lundi . Selon cette même source, l’identité de l’émir tué est « en cours de vérifications ». Selon la source sécuritaire de l’AFP, les assaillants étaient visiblement bien informés sur les positions de l’armée et ont attaqués en nombre « à moto puis en voiture », dont une « équipée d’une puissante mitrailleuse » qui avait été volée par les jihadistes pendant une attaque en juin 2016 contre l’armée dans la localité de Bosso. Les forces armées nigériennes « les ont contraints à battre en retraite vers le Nigeria », a-t-elle ajouté.

L’armée a saisi d’importantes quantités d’armes et de munitions, et trois véhicules des assaillants.

130 combattants de Boko Haram au Niger ont déposé les armes

Les premières attaques des islamistes de Boko Haram au Niger voisin datent du 6 février 2015. La région de Diffa abrite plus de 300 000 réfugiés et déplacés, dont des milliers sont accueillis par des familles déjà très pauvres, selon l’ONU qui demande à la communauté internationale d’accroître son soutien financier.

L’attaque de dimanche intervient alors qu’une certaine accalmie semblait s’être installée depuis décembre dernier lorsque 130 combattants nigériens de Boko Haram ont déposé les armes et se sont rendus aux autorités nigériennes comme l’avait annoncé, début mars le président du Niger, Mahamadou Issoufou. Il a affirmé que Boko Haram était « en train d’être affaibli » par la coalition des armées régionales (Cameroun, Nigeria, Niger et Tchad).