Fermer

Nigeria : l’ancienne ministre du Pétrole inculpée pour blanchiment d’argent

Par

Diezani Alison-Madueke a été ministre du Pétrole de 2010 à 2015 sous la présidence de Goodluck Jonathan. © Ronald Zak/AP/SIPA

Au Nigeria, Diezani Alison-Madueke, ministre du Pétrole du président Goodluck Jonathan entre 2010 et 2015, a été inculpée le mardi 4 avril pour blanchiment d'argent et fraude électorale.

Trois membres de la Commission électorale nationale (Inec) sont soupçonnés d’avoir reçu reçu des pots-de-vin de la part de l’ancienne ministre du Pétrole en amont des élections législatives de 2015 au Nigeria, selon la Commission des crimes financiers et économiques (EFCC).

Diezani Alison-Madueke et les trois membres de la commission auraient ainsi « conspiré entre eux pour prendre directement possession de 264,9 millions de nairas [780 000 euros] » quelques jours avant, voire le jour même des élections législatives, le 27 mars 2015, d’après l’acte d’accusation.

L’EFCC a mené l’enquête sur des transactions illégales dans la perspective des élections pendant près d’un an. Si deux des membres de l’Inec soupçonnés de corruption ont plaidé non-coupable, le troisième, Christian Nwosu, a admis avoir reçu 30 millions de naïras, qui lui ont servi à acheter des biens immobiliers pour un montant de 25 millions de nairas. L’EFCC a pu récupérer les 5 millions restants.

L’ancien gouvernement dans la tourmente

Déjà accusée par le passé de détournements de fonds publics,  Diezani Alison-Madueke avait déjà été condamnée à rembourser au gouvernement fédéral l’équivalent de 153,3 millions de dollars (140 millions d’euros) en février dernier.

Deux autres proches de l’ancien président se sont retrouvés dans le viseur de la justice depuis que Goodluck Jonathan a perdu les élections en 2015. Sambo Dasuki, son ancien conseiller à la sécurité nationale, a ainsi été accusé de blanchiment d’argent et d’abus de confiance en décembre 2015 mais a préféré plaider non-coupable.

Plus récemment, l’ex-ministre de la Défense, Bello Haliru Mohammed, a lui aussi été accusé des mêmes chefs d’accusation pour un montant de 300 millions de nairas en janvier 2016 et a choisi d’adopter une ligne de défense identique.

Couverture

L’actu n’attend pas !


Couverture

Accédez à toute l'actualité africaine où que vous soyez en souscrivant à l'Edition Digitale de Jeune Afrique

Je m'abonne J'achète ce numéro