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Législatives en Gambie : majorité absolue pour l’ancien parti d’Adama Barrow

Par Jeune Afrique avec AFP

Des Gambiens faisant la queue devant un bureau de vote à Banjul, le 6 avril 2017, pour élire leurs députés. © AP/SIPA

Le principal parti de la coalition de l'ex-opposition qui a soutenu la candidature d'Adama Barrow contre Yahya Jammeh à l'élection présidentielle a remporté la majorité absolue aux élections législatives, a indiqué vendredi la Commission électorale (IEC).

Le Parti démocratique unifié (UDP), auquel appartenait Adama Barrow avant d’en démissionner une fois investi à la tête de la coalition d’opposition en novembre 2016, a obtenu 31 des 53 sièges à pourvoir, a déclaré le président de l’IEC Alieu Momar Njie, ce vendredi 7 avril, au lendemain des élections législatives organisées en Gambie.

Marge de manœuvre pour le nouveau gouvernement

Le parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), qui détenait une majorité écrasante dans l’Assemblée sortante, avait présenté des candidats dans 29 circonscriptions. Mais celui-ci ne conserve aujourd’hui que cinq sièges.

Le chef de l’État Adama Barrow, candidat victorieux à l’élection présidentielle du 1er décembre face à Yahya Jammeh, doit encore désigner cinq des 58 députés. Mais cette nette victoire aux élections législatives devrait déjà lui permettre de bénéficier d’une important marge de manœuvre pour appliquer son programme de réformes.

Record de candidatures et faible participation

Au total, près de 886 000 électeurs, sur les deux millions d’habitants, étaient appelés à choisir leurs parlementaires parmi 238 candidats issus de neuf partis politiques ou de listes indépendantes.

Un record de candidatures selon la commission électorale, même si son président Alieu Momar Njie a déploré la faible participation : 42% de votants.

La première alternance depuis 22 ans

Le chef de l’État sortant Yahya Jammeh s’est exilé en Guinée équatoriale en janvier, à la suite d’une intervention militaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne pour le forcer à céder le pouvoir.

Déclaré battu de peu par Adama Barrow, après plus de 22 ans de pouvoir sans partage sur cette ex-colonie britannique, il avait d’abord contesté, pendant six semaines, sa défaite.