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Les parents de l’étudiant disparu au Caire, Giulio Regeni, demandent l’aide du pape

Par Jeune Afrique avec AFP

Le pape Francois, place Saint-Pierre, au Vatican, le 6 avril 2016. © Andrew Medichini/AP/SIPA

Giulio Regeni, 28 ans, a disparu début 2016, au Caire avant que son corps ne soit retrouvé neuf jours plus tard dans la banlieue de la capitale. Depuis, les parents de l’étudiant réclament la vérité sur l’assassinat de leur fils. Ce lundi, ils ont sollicité l'aide du pape, qui doit se rendre au Caire fin avril.

En raison de sa visite au Caire prévue fin avril, le pape François a été interpellé par les parents du jeune Giulio Regeni retrouvé mort dans la capitale égyptienne il y a maintenant un peu plus d’un an. La famille, qui attend que l’enquête avance, souhaite que le pape François évoque le sort de l’étudiant lors de son prochain déplacement.

« Nous sommes certains que le pape ne pourra pas ne pas se souvenir de Giulio durant son voyage et transmettra notre demande concrète pour connaître la vérité, afin que nous puissions enfin trouver la paix », a affirmé Paola Regeni, la mère de Giulio Regeni au cours d’une conférence de presse au Sénat italien ce lundi 03 avril.

Le souverain pontife, qui n’a pas réagi à la demande des parents de l’étudiant devrait, durant son séjour, s’entretenir avec  président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. Il doit ensuite rencontrer le grand imam de la mosquée d’Al-Azhar, cheikh Ahmed al-Tayeb, puis le pape copte orthodoxe Tawadros II. 

Torture

Giulio Regeni avait disparu le 25 janvier 2016 en plein cœur du Caire. Son corps avait été retrouvé neuf jours plus tard dans la banlieue de la capitale, portant des traces de torture.

Alessandra Ballerini, l’avocate de la famille Regeni, a estimé ce lundi que l’étudiant avait été victime d’un « meurtre d’État » et a affirmé détenir des preuves de l’implication de deux hauts responsables de sécurité.

Doctorant de l’université britannique de Cambridge, Giulio Regeni était en Egypte pour une thèse sur les mouvements ouvriers, un sujet potentiellement sensible pour un gouvernement qui craint les grèves et les troubles sociaux.

Malgré les démentis du gouvernement égyptien, la presse italienne et les milieux diplomatiques occidentaux soupçonnent des membres de l’un des services de sécurité égyptiens de l’avoir enlevé et torturé à mort. Une autopsie du corps réalisée en Italie avait relevé des coupures, des fractures et d’autres traces de sévices infligés à coups de « poing, bâtons et marteaux »