Fermer

Niger : le président Issoufou assure qu’il ne briguera pas de troisième mandat

Par Jeune Afrique avec AFP

Mahamadou Issoufou, le 29 mai 2015. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a assuré samedi 1er avril à la télévision, qu'il ne modifierait pas la Constitution pour briguer un troisième mandat à l'issue de son deuxième et dernier quinquennat légal en 2021.

« Une de mes plus grandes ambitions, c’est d’organiser en 2021 des élections libres et transparentes et de passer le témoin à un autre Nigérien que les Nigériens auront choisi », a affirmé le président Issoufou dans un entretien à la télévision d’Etat, à l’occasion du premier anniversaire de son investiture pour un second mandat le 2 avril 2016.

« Le Niger a besoin d’institutions démocratiques fortes »

La Constitution nigérienne limite le mandat présidentiel à deux quinquennats. Mahamadou Issoufou, âgé de 65 ans, a été réélu en mars 2016 pour cinq ans, à l’issue d’un premier mandat.

« Moi, je suis un démocrate dans l’âme (…) je n’ai pas cette arrogance de penser que je suis un homme providentiel irremplaçable », a déclaré le chef de l’Etat.

Selon Mahamadou Issoufou, « le Niger a besoin d’institutions démocratiques fortes » pour cela, « il faut qu’il y ait une respiration démocratique avec des alternances » au pouvoir.

S’il y parvient, il sera le premier président démocratiquement élu du pays à assurer une alternance pacifique à la tête du pays.

Son prédécesseur, Mamadou Tandja, avait été renversé en 2010 par un putsch militaire pour avoir modifié la Constitution afin de se maintenir à l’issue de ses deux quinquennats légaux.

Le Niger, un des Etats les plus pauvres au monde, mais qui est riche en uranium, n’a jamais connu de vraie alternance démocratique au pouvoir depuis son indépendance en 1960.

Déjà 150 000 inscrits


Chaque jour, recevez par mail les actus Jeune Afrique à ne pas manquer


Curieux ? Voici un aperçu des newsletters ici