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Firmin Mubele : « À Rennes, Christian Gourcuff me fait confiance »

Firmin Mubele avec les Léopards de la RDC face au Maroc, durant la CAN, le 16 janvier 2017 à Oyem, au Gabon. © Sunday Alamba/AP/SIPA

Transféré au Stade rennais en janvier dernier, Firmin Mubele, l’attaquant des Léopards de la RDC, a pris pied dans l'un des meilleurs championnats européens. L’ancien joueur de l’AS Vita Club donne à Jeune Afrique ses premières impressions sur la Ligue 1, et aborde l'avenir de la sélection nationale. Interview.

Jeune Afrique : La RD Congo vient de s’incliner au Kenya (1-2, le 26 mars) en match amical. Cette défaite, qui suit l’élimination en quart de finale de la CAN face au Ghana (1-2) est-elle préoccupante ?

Firmin Mubele : Non, pas du tout. Ce n’était qu’un match amical, disputé sur un terrain difficile, avec des arbitres kényans et dont certaines décisions étaient bizarres… Notre équipe était constituée majoritairement de joueurs évoluant en Europe, ce n’était donc pas facile. Je suis confiant pour l’avenir de la sélection. On a fait une bonne année 2016 avec ce que nous avons montré lors de la CAN au Gabon, même si nous avons des regrets. Car il y avait moyen de faire mieux, d’aller plus loin que les quarts de finale.

Florent Ibenge, le sélectionneur des Léopards, a émis l’hypothèse d’arrêter l’année prochaine…

J’espère vraiment qu’il va rester. Avec lui, nous avons vraiment progressé. Il a permis à la RDC de franchir un cap. Il a dit qu’il pensait arrêter mais ce n’est pas sûr. Florent Ibenge est un des meilleurs sélectionneurs africains. Il m’a dirigé à Vita Club et il m’a fait beaucoup travailler, pour que je progresse.

La RDC est bien partie pour se qualifier pour la Coupe du monde. A-t-elle les moyens d’aller au bout de cet objectif ?

Bien sûr ! Nous avons remporté nos deux premiers matches. En août et septembre prochains, on va affronter deux fois la Tunisie, notre adversaire principal. Tout se jouera peut-être là. Je pense que nous avons les qualités pour nous qualifier, avec ce que nous montrons depuis quelques années. Et dès le mois de juin, nous débuterons les qualifications pour la CAN 2019 en accueillant le Congo. Aller au Cameroun dans deux ans, c’est notre objectif.

Ce dont j’ai besoin, c’est de marquer

Vous êtes arrivé à Rennes après la CAN. Comment se passe votre adaptation ?

Très bien. Je suis né à Kinshasa, j’arrive du Qatar, donc question climat, ce n’est pas pareil (rires)… Mais j’ai été très bien accueilli au club. Comme je comprends mieux le français que je ne le parle, je vais commencer à prendre des cours pour m’améliorer. Au niveau du jeu, le plus difficile, c’était de m’adapter tactiquement, car physiquement, j’étais au point. Il a fallu que j’apprenne assez vite les consignes de l’entraîneur, Christian Gourcuff. Mais comme il me fait confiance et que je joue régulièrement, ça va mieux. Je pense avoir notamment fait un bon match contre Dijon (1-1, le 11 mars). Ce dont j’ai besoin, c’est de marquer.

Venir en Ligue 1 était votre priorité ?

Oui. Cela faisait quelques mois que Rennes me suivait. La Ligue 1 est un des meilleurs championnats européens. Des gens pensaient que cela ne serait pas facile pour moi de passer du Qatar à la France, mais je pense que j’ai les qualités pour m’imposer en France. Le championnat du Qatar est nettement moins fort que la Ligue 1, mais j’ai appris des choses là-bas, où j’ai aussi marqué pas mal de buts [21 toutes compétitions confondues en un an et demi, NDLR]. Pour moi, ce passage par le Qatar était un tremplin vers l’Europe. Quand j’étais à Vita Club, c’était plus difficile d’y venir. Je suis passé par un championnat intermédiaire pour progresser et venir en Europe. C’est fait. À moi de prouver que j’ai le niveau…