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Tunisie : Youssef Chahed limoge trois responsables locaux, dont l’un pour corruption

Par Jeune Afrique avec AFP

Le Premier ministre tunisien Youssef Chahed à son arrivée dans sa résidence de Carthage, en décembre 2016. © Hassene Dridi/AP/SIPA

Le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed a limogé lundi soir trois responsables régionaux, dont l'un a été arrêté en flagrant délit de corruption.

« Le chef du gouvernement a décidé de relever les délégués [équivalent de sous-préfets] de Tataouine-sud, Gafsa-sud et Douz-nord de leurs fonctions », précise un communiqué laconique.

Mais si le document ne donne pas plus de précision sur les raisons de ces évictions, le porte-parole du parquet de Gafsa, Mohamed Ali Barhoumi, a indiqué à l’AFP que le délégué de Gafsa-sud – qui occupe également le poste de maire – avait été arrêté en flagrant délit de corruption après la plainte d’un citoyen.

Corruption endémique

Il aurait touché un pot-de-vin de la part d’un commerçant, confirme un correspondant de l’agence TAP auprès du parquet du tribunal de première instance de Gafsa.

C’est au cours d’un piège tendu par la police judiciaire, au cours duquel le citoyen a remis 500 dinars (un peu plus de 200 euros) au délégué, que ce dernier a été arrêté, a expliqué le porte-parole du Parquet à l’AFP.

Les raisons du limogeage des délégués de Tataouine-sud et de Douz-nord ne sont pas encore connues.

La corruption, déjà très présente sous la dictature de Zine El Abidine Ben Ali (1987-2011), est devenue endémique avec une banalisation de la petite corruption dans tous les domaines du quotidien. Depuis son entrée en fonction l’été dernier, le gouvernement affirme que la lutte contre la corruption est l’une de ses priorités.

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté le 22 février une loi anticorruption prévoyant notamment -pour la première fois- la protection des lanceurs d’alerte et la mise en place de mécanismes de dénonciation du phénomène.

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