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La Côte d’Ivoire va demander une rallonge au FMI pour faire face à la chute des prix du cacao

Par Jeune Afrique

Dans une unité de transformation du cacao dans l'usine de Choco Ivoire à San Pedro, dans le sud-ouest de la Côte d'Ivoire en mars 2016. © Jacques Torregano pour JA

En marge d'une mission du FMI conduite dans la capitale économique ivoirienne jusqu'au 5 avril, dans un contexte de très forte chute des prix du cacao, le gouvernement ivoirien espère une aide supplémentaire du fonds dans le cadre de son budget 2017. 658 millions de dollars lui ont déjà été octroyés pour trois ans, en décembre.

Le cours du cacao a chuté de plus de 30% depuis le mois d’octobre, avec des conséquences importantes pour la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial. À l’occasion d’une visite des représentants du FMI en Afrique de l’Ouest, le gouvernement compte solliciter le fonds pour obtenir un soutien financier supplémentaire.

« Avec la chute des cours du cacao, nous avons de nouvelles contraintes budgétaires », a expliqué dimanche 26 mars le porte-parole du gouvernement Bruno Koné aux journalistes de Bloomberg.

Le déficit budgétaire ivoirien devrait atteindre 5% du PIB cette année, contre 3,9% en 2016, selon Renaissance Capital. Le le 22 mars, le ministre des Finances Adama Koné a annoncé que le pays lancerait prochainement un eurobond, son premier financement international depuis 2015.

Le système de ventes à terme du cacao défaillant

Une délégation du FMI, emmenée par Dan Ghura, est présente dans la capitale économique ivoirienne jusqu’au 5 avril, trois mois après que l’institution monétaire a donné son aval à une facilité de crédit étendue sur trois ans de 658 millions de dollars.

La baisse des cours du cacao a notamment mis au jour des défaillances dans le système de ventes à terme du cacao en vigueur en Côte d’Ivoire. Certains exportateurs ont ainsi fait défaut sur leurs contrats, obligeant le Conseil café cacao (CCC) à revendre d’importants volumes de fèves à prix déprimé.

Contraint de maintenir le prix minimum d’achat garanti au producteur (1 100 CFA cette année), le CCC a dû puiser dans ses réserves financières. Mais il a d’ores et déjà laissé entendre dans un communiqué publié la semaine dernière qu’il ne pourrait pas conserver ce niveau de rémunération pour la campagne intermédiaire, qui va débuter prochainement.

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