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Maroc : 14 manifestants arrêtés pour avoir pris pour cible une résidence de la police à El Hoceima

Par Jeune Afrique avec AFP

Des milliers de manifestants réunis en hommage à Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson mort broyé dans une benne à ordures, le 4 novembre 2016, dans la ville d'El Hocerma, au Maroc. © Samia Errazzouki/AP/SIPA

Des manifestants ont attaqué dimanche soir une résidence de la police située dans la province d'El Hoceima, dans le nord du Maroc, faisant des dégâts matériels, a rapporté ce lundi l'agence de presse officielle en citant les autorités locales. 14 personnes ont été interpellées.

« Un groupe d’individus, de retour dimanche soir d’une manifestation [dans] la commune d’Ait Youssef Ou Ali, a attaqué à coups de pierres une résidence réservée aux éléments de la sûreté nationale à Imzouren (deux localités de la province d’El Hoceima, sur la côte nord du Maroc, NDLR) et mis le feu à ses abords », a rapporté l’agence de presse officielle marocaine MAP, lundi 27 mars.

Ouverture d’une enquête

« Quatre voitures et un bus des forces publiques ainsi qu’une voiture privée ont été brûlés », et des dégâts matériels dans la résidence constatés, selon la MAP, qui s’appuie sur les déclarations des autorités locales.

D’après la même source, les forces de sécurité sont intervenues pour rétablir l’ordre et une enquête a été ouverte.

Lundi après-midi, la MAP, citant un communiqué du procureur d’Al-Hoceima, a ensuite fait état de l’arrestation de « quatorze individus suite aux rassemblements organisés dimanche sur la voie publique » à Imzouren et Beni Bouayach.

« Les mis en cause ont été placés en garde à vue et déférés au parquet », selon le procureur, qui n’a pas précisé leur identité ou leur motivation.

La province d’El Hoceima a connu en 2016 une vague de manifestations populaires après la mort de Mouhcine Fikri, un vendeur de poisson, broyé dans une benne à ordures le 28 octobre dans la ville du même nom, alors qu’il tentait d’échapper à un contrôle des autorités. Les circonstances dramatiques de sa mort ont suscité la colère et entraîné un certain nombre de manifestations populaires.

Des activistes locaux tentent régulièrement de relancer la mobilisation à El Hoceima. Début janvier, un sit-in à la mémoire de Mouhcine Fikri a ainsi été dispersé par la police.

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