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Congo : Denis Sassou N’Guesso entame une visite officielle en Algérie

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika. © AP/SIPA

Libye, coopération régionale, signature d'accords économiques... La visite officielle du président congolais doit durer quatre jours.

À l’invitation de Abdelaziz Bouteflika, le président de la République du Congo, Denis Sassou N’Guesso, démarre ce lundi 27 mars une visite d’État en Algérie où il restera jusqu’au jeudi 30 mars.

De sources officielles, la visite du président congolais sera l’occasion de redynamiser l’axe Alger-Brazzaville, notamment au sujet du dialogue sur la question libyenne. Est également au programme la conclusion de plusieurs accords économiques qui n’ont pas encore été dévoilés.

Le 27 janvier dernier, Denis Sassou N’Guesso avait reçu le Premier ministre algérien, Abdelmalek Sellal, en marge de la réunion de haut niveau de l’Union africaine (UA) sur la Libye que le président congolais chapeaute. L’Algérie favorise une solution politique et un dialogue inclusif entre les parties libyennes, sans ingérence étrangère.

Accords commerciaux

Dimanche 26 mars, le ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, a présidé avec son homologue congolais, Jean Claude Gakosso, la séance d’ouverture de la Grande commission mixte algéro-congolaise. La réunion des experts a fait ressortir « pas moins de 14 projets d’accords dans différents secteurs et identifié une douzaine d’autres accords nécessitant un travail complémentaire », a indiqué l’agence officielle APS.

Pour le chef de la diplomatie congolaise, la signature prochaine de plusieurs accords devant les deux chefs d’État constituera « un tournant dans l’histoire commune des deux pays et qui sera bientôt soutenu par l’accord relatif à l’exemption de visas pour les ressortissants des deux pays détenteurs du passeport diplomatique ».

Bouteflika reprend du service

Le président congolais sera reçu par Abdelaziz Bouteflika dont la santé est toujours sujette à interrogations. Après une bronchite aiguë qui l’avait contraint à annuler la visite officielle de la chancelière allemande Angela Merkel, initialement prévue le 23 janvier à Alger, le chef de l’État algérien avait fait sa réapparition médiatique le 19 mars dernier. Lors d’une audience retransmise par la télévision nationale, Bouteflika avait reçu le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des États arabes, Abdelakder Messahel, qui lui avait présenté un exposé sur la situation au Sahel, au Mali et en Libye.

 

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