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CPI : le Congolais Germain Katanga devra verser 250 dollars en « réparation symbolique » à 297 de ses victimes

Par Jeune Afrique avec AFP

Germain Katanga à la CPI, en mai 2014. © AP/SIPA

L'ancien chef de guerre congolais Germain Katanga a été condamné ce vendredi par la Cour pénale internationale (CPI) à verser des réparations individuelles d'un montant de 250 dollars à 297 victimes des crimes de guerre qui lui ont été imputés.

C’est depuis la prison de Makala ce vendredi 24 mars que Germain Katanga a pu suivre l’audience de la CPI, au cours de laquelle les juges ont rendu leur ordonnance de réparation à son sujet.

Il y a trois ans, en mars 2014, l’ancien chef de guerre congolais a été déclaré coupable, en tant que complice, de crime contre l’humanité (meurtre) et de quatre chefs de crimes de guerre. Ceux-ci ont été commis le 24 février 2003, lors de l’attaque lancée contre le village de Bogoro, situé dans le district de l’Ituri en RDC.

297 personnes − sur 341 − ont présenté des demandes de réparation et « présenté suffisamment de preuves pour être considérés comme des victimes des crimes de M. Katanga ». Elles recevront donc des réparations individuelles et « symboliques », d’un montant de 250 dollars.

Des réparations collectives ciblées sont également prévues, « sous la forme d’une aide au logement, d’un soutien à une activité génératrice de revenus, d’une aide à l’éducation et d’un soutien psychologique ».

Germain Katanga ne versera pas ces réparations de lui-même « du fait de son indigence », a signalé la CPI. « Le Fonds au profit des victimes a été invité à considérer d’utiliser ses ressources pour ces réparations et à présenter un plan de mise en œuvre le 27 juin 2017 au plus tard », précise-t-elle encore. La situation financière de Germain Katanga est néanmoins toujours en cours d’examen.

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