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Attentat de Londres : Khalid Masood, un Britannique de 52 ans, auteur du massacre

Par Jeune Afrique avec AFP

La police britannique en train de sécuriser les alentours du parlement britannique, à Londres, après l'attaque qui a coûté la vie à trois personnes le 22 mars 2017. © Matt Dunham/AP/SIPA

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué ce jeudi l’attentat de Londres qui a coûté la vie à quatre personnes, dont l'auteur de l'attaque. Celui-ci s'appelle Khalid Masood, un Britannique qui ne faisait l'objet "d'aucune enquête en cours" selon la police.

« L’auteur de l’attaque en face du Parlement britannique à Londres est un soldat de l’EI et l’opération a été menée en réponse à l’appel à frapper les pays de la coalition » internationale antijihadiste, a indiqué Amaq, l’agence de propagande de l’EI, citant « une source de sécurité ».

C’est la première fois que l’EI revendique une attaque en Grande-Bretagne, pays membre de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

La veille, un homme vêtu de noir a lancé sa voiture contre la foule sur un trottoir du pont de Westminster, qui enjambe la Tamise face à Big Ben, tuant deux personnes et en blessant plusieurs dizaines. Il a ensuite poignardé à mort un policier dans la cour du Parlement, symbole de la démocratie britannique, avant d’être abattu alors qu’il tentait d’agresser un second policier.

« Aucune enquête en cours »

L’identité de l’assaillant a été dévoilée par la police. Il s’agit de Khalid Masood, 52 ans, né dans le Kent (sud-est de l’Angleterre). Celui-ci ne faisait l’objet « d’aucune enquête en cours », mais avait été condamné à plusieurs reprises, notamment pour « possession d’armes », selon le communiqué de la police londonienne.

Il vivait depuis peu dans les West Midlands, dans le centre de l’Angleterre. « Masood ne faisait pas l’objet d’enquêtes en cours et les services de renseignement ne possédaient pas d’éléments sur son intention de mener une attaque terroriste », a indiqué la police. « Cependant, il était connu de la police pour une série de condamnations antérieures pour agressions (…), possession d’armes et désordre public », a-t-elle détaillé. « Il n’a jamais été condamné pour des délits terroristes », a-t-elle toutefois noté.

La Première ministre Theresa May avait pour sa part annoncé qu’il s’agissait d’un « extrémiste connu des services de renseignement », qui avait « l’objet d’une enquête du MI5 » en lien avec « l’extrémisme violent ».

La police britannique, qui privilégie la piste du « terrorisme islamiste », a procédé dans la nuit de mercredi à jeudi à plusieurs arrestations à six adresses différentes « à Birmingham, Londres et ailleurs dans le pays », selon les déclarations du commandant Mark Rowley à l’AFP.

« Nous n’avons pas peur »

« Nous n’avons pas peur », a déclaré la Première ministre en s’adressant à la Chambre des Communes, réunie jeudi matin au grand complet. Les élus ont observé une minute de silence en hommage aux victimes de l’attaque la plus meurtrière depuis douze ans au Royaume-Uni, avant de reprendre leurs travaux.

« Mes pensées et mes prières, ainsi que ma plus profonde sympathie, vont à tous ceux qui ont été affectés par l’horrible violence », a de son côté déclaré la reine Elizabeth II. Le dirigeant français François Hollande, le président américain Donald Trump, la chancelière allemand Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine ont adressé leurs condoléances au Royaume-Uni.

13 attentats déjoués depuis 2013

Londres avait été épargnée ces dernières années par les attentats de grande ampleur. Mais les autorités avaient préparé l’opinion publique à une nouvelle attaque, considérée comme inévitable. Selon Scotland Yard, les services de sécurité britanniques auraient déjoué 13 tentatives d’attentats depuis juin 2013.

« Ce genre d’attaque, au moyen d’objets de la vie quotidienne, est incroyablement difficile à prévenir », souligne Emily Winterbotham, spécialiste de l’extrémisme au cercle de réflexion spécialisé RUSI.

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