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Tunisie : nouvelle séance publique de l’IVD sur les exactions commises pendant la colonisation française

Le 1er juin 1955, après la proclamation de l'autonomie interne de la Tunisie, c'est le retour triomphal à Tunis de Bourguiba dans la jeep. Il est escorté par les compagnons qui menaient avec lui la lutte pour l'Indépendance. © Archives Jeune Afrique

Quelques jours après avoir fêté l'anniversaire de son indépendance, la Tunisie se replonge dans le passé ce vendredi. À l'occasion de sa neuvième séance d’auditions publiques, l’Instance vérité et dignité (IVD) s’intéressera à la période de l'occupation française.

Il s’agira plus précisément de revenir sur les exactions commises durant l’autonomie interne (1955) et après l’indépendance de 1956.

« Des vérités sur cette période seront révélées pour la première fois », a promis Adel Maïzi, membre de l’IVD, au site Al-Arabi Al-Jadid. « Des documents rares » seront également présentés vendredi 24 mars au soir via un documentaire de l’Instance, a-t-il ajouté.

 

 

Réhabiliter la mémoire des « résistants »

Sihem Ben Sedrine, la présidente de l’IVD, s’était rendue le 24 février à Tataouine (sud), en compagnie des présidents de la commission de recherches et d’investigations et de la commission de réparation et de réhabilitation de l’Instance. Un médecin légiste faisait également partie du voyage pour examiner les agressions commises à l’encontre des résistants de la région sous l’occupation française. Objectif : mettre en lumière les « exactions injustifiées » commises pendant « les batailles de 1955 et 1956 ».

« Les ossements de résistants, pas connus de la majorité des Tunisiens, sont encore dispersés dans les montagnes », s’est indignée Sihem Ben Sedrine auprès de l’agence TAP, ajoutant que l’IVD œuvrait à réhabiliter leur mémoire et prévoyait de leur dédier « une plaque commémorative ».

Plusieurs personnes, hommes et femmes, témoigneront vendredi de la politique coloniale française et des événements entourant l’indépendance tunisienne, à la lumière du débat soulevé en février par le candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron.

En visite à Alger, ce dernier avait affirmé que la colonisation était un « crime contre l’Humanité », et que la France devait « présenter [ses] excuses à celles et ceux qui ont subi la barbarie ».

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