Présidentielle française : le baromètre africain des candidats à l’Élysée

De gauche à droite, Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron, François Fillon, Marine Le Pen, candidats à la présidentielle française de 2017. © AP/SIPA/Montage J.A.

Le premier tour de la présidentielle française est prévu le 23 avril prochain. Quelles sont les positions des principaux candidats sur les sujets africains ? Quels sont leurs projets ? Jeune Afrique a dressé le baromètre africain de l'élection.

Entre les costumes offerts par Robert Bourgi à François Fillon, la surprenante visite de Marine Le Pen au Tchad ou encore la sortie controversée d’Emmanuel Macron en Algérie, on a finalement (un peu) parlé d’Afrique dans cette campagne présidentielle française, davantage marquée par les « affaires » que par les débats de fond.

Alors que les candidats n’ont pas choisi de mettre d’accent particulier sur la politique internationale dans leurs programmes respectifs, en dehors du volet européen, il fallait savoir lire entre les lignes pour dresser le portrait africain des prétendants à la succession de François Hollande. Un président français qui aura, au final, beaucoup marqué le continent avec ses pas de général en chef des armées.

Militaire, humanitaire ou commercial ?

Le treillis présidentiel restera-t-il de mise durant les cinq prochaines années ? Faut-il davantage s’attendre à une tenue d’humanitaire ? Un costume de VRP ? Réponse en mai prochain. Mais des divergences apparaissent déjà.

Si l’Afrique est « le continent de l’avenir » pour Emmanuel Macron, sans doute le candidat le plus consensuel, ce dernier compte sur l’Europe pour mettre en place une véritable politique africaine.

Marine Le Pen ressort quant à elle le vieil adage « ni abandon, ni ingérence », en soignant toutefois sa cote auprès des militaires de l’opération Barkhane, rempart contre un terrorisme islamiste devenu l’un des axes majeurs de la campagne anxiogène du Front national.

De leur côté, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon espèrent faire entrer davantage la France dans l’ère du soutien aux sociétés civiles africaines, voire même, pour le candidat d’extrême-gauche, utiliser les multinationales françaises pour faire pression sur certains dirigeants jugés autocrates. Enfin, François Fillon, qui a l’expérience des affaires, prévoit d’axer sa politique africaine sur le soutien aux entreprises françaises.

Cinq favoris, sept thèmes, un baromètre

Au-delà des différentes ambitions politiques et économiques, quelles sont les positions des candidats favoris de la présidentielle sur la colonisation, l’immigration, le rôle de la France en Afrique, l’aide au développement, le droit de vote aux étrangers, le multiculturalisme ?

Jeune Afrique a compilé leurs avis sur sept thèmes majeurs liés au continent, afin de produire le « baromètre africain » des cinq favoris (les six autres candidats ayant obtenu les parrainages nécessaires pour se présenter n’ayant souvent pas manifesté de position particulière sur la politique africaine). Voici le résultat.

L’onglet « Baromètre » affiche les candidats en fonction de leur position sur les thèmes sélectionnés, sur une échelle élaborée par Jeune Afrique, du moins interventionniste au plus interventionniste par exemple. Vous pouvez ensuite cliquer sur les noms des candidats pour avoir des précisions sur leurs propositions.

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