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L’ONU peine à réunir des fonds pour éviter la famine en Somalie

Par Jeune Afrique avec AFP

Une Somalienne marche à travers un camp de déplacés près de Qhardho, une ville de la région de Bari dans le nord-est de la Somalie, frappée par la famine, le 9 mars 2017. © Ben Curtis/AP/SIPA

La crise humanitaire s'aggrave en Somalie et l'ONU peine à réunir des fonds permettant d'éviter la famine dans ce pays, frappé de nouveau par une grave sécheresse. Ce jeudi 24 mars, le Conseil de sécurité doit se réunir et aborder la question.

« Environ 864 millions de dollars sont jugés nécessaires pour endiguer cette crise en 2017, mais seulement 31% de cette somme a été collectée », soit moins du tiers des fonds nécessaires, a expliqué Farhan Haq, porte-parole de l’ONU, mercredi 22 mars.

« Cet appel aux donateurs sera vraisemblablement revu à la hausse pour prendre en compte les risques croissants de famine », a-t-il ajouté.

Une réunion du Conseil de sécurité, présidée par le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, doit avoir lieu ce jeudi 24 mars au sujet de la situation humanitaire en Somalie.

1 Somalien sur 2 a besoin d’aide

Selon l’ONU, la crise humanitaire s’aggrave en Somalie où plus de 300 décès notamment dus au choléra ont été rapportés depuis le début de l’année.

Les Nations unies estiment que plus de la moitié des 6,2 millions de Somaliens a besoin d’une aide alimentaire d’urgence Parmi eux, près de 363 000 enfants sont en situation de malnutrition sévère.

Le mois dernier, le nouveau président somalien Mohamed Abdullahi Farmajo avait qualifié de « catastrophe nationale » la grave sécheresse qui ravage son pays. Il y a cinq ans, la famine avait fait au moins 260 000 morts, dont la moitié était des enfants de moins de cinq ans, selon le Programme d’alimentaire mondiale.

Objectif : 4, 4 milliards d’ici juillet

Ce mardi, l’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO)a annoncé avoir approuvé un prêt d’urgence de 22 millions de dollars (20,3 millions d’euros).

Pour le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU, Stephen O’Brien, ces fonds « s’inscrivent dans les efforts pour éviter une catastrophe humanitaire » et doivent aider les communautés rurales les plus touchées.

Néanmoins, l’on reste loin de l’objectif : pour faire face à la faim et à la famine qui menacent plus de 20 millions de personnes en Somalie, mais aussi au Soudan du Sud, au Nigeria et au Yémen, les Nations unies ont besoin de  4,4 milliards de dollars d’ici à juillet 2017.

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