Algérie : ce qu’il faut savoir de Kheireddine Zetchi, le nouveau président de la Fédération de football

Kheireddine Zeitchi veut être un président rassembleur. © Capture d'écran YouTube/ Ghano Taggara

Le fondateur du premier centre de formation professionnelle en Algérie et dirigeant du Paradou AC a succédé lundi au très contesté Mohamed Raouraoua. Portrait.

Parti de rien en 1994, Kheireddine Zetchi, président-fondateur du Paradou AC, est le nouvel homme fort du ballon rond algérien. Seul en course, il a été élu, lundi 20 mars, à la tête de la Fédération algérienne de football (FAF), avec 64 voix sur les 103 exprimées, durant une assemblée générale qui s’est tenue à huis clos.

Un homme d’affaires

Le riche entrepreneur de 51 ans, leader sur le marché national de la céramique, s’est fait un nom dans le milieu footballistique algérien en créant en 2007 le premier centre de formation professionnelle du pays, en partenariat avec le Français Jean-Marc Guillou. Au cours des dix dernières années, l’académie du Paradou AC a vu passer de nombreux talents, parmi lesquels Ramy Bensebaïni, qui évolue actuellement à Rennes, en Ligue 1 française.

Kheireddine Zetchi succède ainsi à Mohamed Raouraoua, que l’on a longtemps cru indélogeable. Mais l’ex-patron des Verts, aux manettes depuis 2009, a perdu nombre de soutiens au sein de la fédération et du ministère des Sports après l’élimination précoce de l’équipe nationale algérienne au premier tour de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2017, rendant impossible sa candidature. On lui reproche également la valse des sélectionneurs – trois depuis 2014 et le départ de Vahid Halilhodzic – qui a hypothéqué les chances de l’Algérie de se qualifier au Mondial 2018 en Russie.

Bientôt un nouveau sélectionneur

« Nous sommes conscients de l’urgence de nommer un sélectionneur. Nous avons commencé à travailler et nous avons des CV que nous allons étudier », a déclaré Kheireddine Zetchi, fraîchement élu, en s’engageant à donner le nom du prochain coach des Verts d’ici deux semaines.

Qui pour reprendre le poste laissé vacant par le Belge Georges Leekens après l’éviction de l’Algérie de la CAN-2017 ? Un indice : le nouvel entraîneur des Fennecs sera étranger et devra se conformer au style de jeu typique de la sélection nationale. « Ma philosophie, c’est que le football algérien a sa spécificité faite de passes courtes. Je veux que l’équipe nationale porte ce cachet », a-t-il précisé.