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L’Arabie saoudite reprend les livraisons de pétrole vers l’Égypte après cinq mois d’interruption

Par Jeune Afrique avec AFP

Rencontre entre Mohammed ben Salmane Al Saoud, ministre de la Défense et vice prince-héritier d'Arabie saoudite, et Abdel-Fattah el-Sissi, le président égyptien, au Caire le 15 décembre 2015. © Uncredited/AP/SIPA

Le géant pétrolier Aramco va reprendre ses livraisons de produits pétroliers à destination de l'Égypte, suspendues depuis octobre en raison d'un différend géopolitique sur la Syrie.

« Nous nous sommes mis d’accord sur la reprise des livraisons de produits pétroliers », conformément au contrat commercial entre la Egyptian General Petroleum Corporation et le saoudien Aramco, a annoncé le ministère égyptien du pétrole le 15 mars. Le calendrier des livraisons est encore en débat.

L’Arabie saoudite avait passé un accord en avril 2016 avec l’Égypte pour la fourniture, sur cinq ans, de 700 000 tonnes de produits pétroliers par mois, pour une valeur de plus de 20 milliards de dollars. Mais le géant pétrolier saoudien avait décidé de ne plus approvisionner l’Égypte en octobre au moment où les deux pays avaient fait éclater leur désaccord au sujet de la Syrie.

Différend géopolitique

Le Caire s’est en effet rapproché de la Russie, alliée du président syrien Bachar al-Assad, tandis que Ryad soutient des groupes d’opposition au régime syrien. Ryad a versé des milliards de dollars d’aide au Caire depuis la chute du régime islamiste de Mohamed Morsi en 2013, et a apporté un soutien sans faille à son successeur Abdel Fattah al-Sissi.

Cette décision de couper les approvisionnements n’était pas sans conséquence pour le pays le plus peuplé du monde arabe, qui compte 80 millions d’habitants : avant la coupure, l’Égypte importait chaque mois 1,75 million de tonnes de produits pétroliers, dont 40% depuis l’Arabie saoudite.

Le ministère égyptien du pétrole précise que selon Aramco, les retards de livraison sont dus à des conditions commerciales particulières dans un contexte de fluctuation des prix. Il indique aussi qu’ils ont coïncidé, toujours selon Aramco, avec des travaux de maintenance sur les raffineries.

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