Politique

Lesotho : un accord trouvé par les négociateurs sud-africains

Cyril Ramaphosa (3è à g.), la reine du Lesotho et le Premier ministre Tom Thabane, à Maseru, le 1 © Hlompho Letsielo/AFP

Fin août, un coup d’État contre le Premier ministre Tom Thabane avait échoué. Hier, les négociateurs sud-africains ont annoncé être parvenus à mettre d’accord les anciens putschistes et les autorités.

C’est le vice-président sud-africain, Cyril Ramaphosa qui a mené les négociations entre les autorités du Lesotho et les putschistes du 30 août. Rompu aux négociations – il était l’un des principaux négociateurs avec le pouvoir blanc dans son propre pays, au début des années 1990 -, il a convaincu le général Tlali Kamoli, accusé d’être à l’origine du coup de force du 30 août, et deux autres responsables, de "prendre un congé".

Tlali Kamoli, son rival le commandant Maaparankoe Mahao et le chef de la police du Lesotho, Lhotatso Tsooana, vont ainsi déléguer leur autorité à leurs adjoints pour une durée indéterminée.

"Il est important que chacun d’entre eux ait accepté de le faire, mettant ainsi de côté leur intérêt personnel", a expliqué Cyril Ramaphosa en annonçant l’accord, le 23 octobre.
Une amnistie partielle aurait été au centre des discussions secrètes, confiait jeudi à l’AFP une source au ministère de la Défense.

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Des élections anticipées sont prévues en février 2015

Le général Kamoli est soupçonné d’avoir dirigé le coup de force de l’armée le 30 août. Alors qu’il venait d’être destitué par le Premier ministre Tom Thabane, l’armée a attaqué et désarmé les postes de police, faisant un mort et neuf blessés.

Le Premier ministre avait réussi à s’enfuir en Afrique du Sud et depuis, les médiateurs de Pretoria sont en première ligne pour tenter de dénouer la crise. Ils ont déjà obtenu de toutes les forces politiques l’engagement d’organiser des élections anticipées, en février 2015.

Mais le général Kamoli a refusé de se soumettre et reste à la tête d’un petit groupe de combattants qui lui sont attachés.

La question de l’amnistie reste délicate. Selon M. Mohasoa, le gouvernement serait prêt à pardonner la "haute trahison", considérant que le général a agit pour des motifs politiques, mais pas à retirer l’accusation de meurtre.

(Avec AFP)

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