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Gambie – France : développement, sécurité et enseignement du français au menu des discussions entre Barrow et Hollande

Par Jeune Afrique

Rencontre entre le président gambien Adama Barrow et son homologue français François Hollande, au palais de l'Elysée, le 15 mars 2017. © Thibault Camus/AP/SIPA

Pour son premier déplacement hors du continent africain, le nouveau président gambien a été reçu du 14 au 15 mars par la France. Il a notamment rencontré son homologue français, François Hollande, mercredi.

Adama Barrow avait été invité par François Hollande, lors de leur rencontre mi-janvier au 27e sommet Afrique-France de Bamako. Une manière pour le chef de l’État français de saluer la transition démocratique en Gambie après la chute du régime de Yahya Jammeh le 21 janvier.

La « détermination » d’Adama Barrow

Lors de leur rencontre mercredi, François Hollande a salué son homologue « pour sa détermination à ce que le choix du peuple soit respecté (après l’élection du 1er décembre 2016, qui avait vu une nette victoire de Adama Barrow, ndlr) et que le transfert de pouvoir se déroule de manière efficace », d’après un communiqué conjoint franco-gambien.

Entre autres décisions, les deux chefs d’État ont convenu de « développer leur coopération en matière de formation des forces gambiennes de sécurité », d’accueillir un séminaire sur la justice transitionnelle à l’Alliance franco-gambienne de Banjul et de développer l’apprentissage de la langue française dans les écoles gambiennes.

Appel du pied aux entreprises françaises

Afin de soutenir l’économie exsangue de la Gambie, François Hollande a affirmé vouloir appuyer « la mobilisation des bailleurs de fonds pour soutenir le programme économique et financier des nouvelles autorités ». Adama Barrow a d’ailleurs rencontré plusieurs entreprises françaises au siège du Medef International, pour une opération de séduction en vue de les inciter à investir en Gambie.

Dans la foulée de son séjour parisien, Adama Barrow se rendra dès le 16 mars à Bruxelles, où il sera reçu par plusieurs hauts dirigeants de l’Union européenne (UE). Objectif : négocier la poursuite de l’aide financière apportée par l’UE aux nouvelles autorités de Banjul, après le déblocage en février d’une aide de 225 millions d’euros.

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