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Antiterrorisme, Mali, remerciements… Ce que Ouattara et Hollande se sont dit à Paris

Par Jeune Afrique

François Hollande et Alassane Ouattara à l'Élysée le 15 mars 2017. © Stephane de Sakutin/AP/SIPA

Le président ivoirien Alassane Dramane Ouattara s’est entretenu mercredi avec son homologue français François Hollande lors d’une rencontre au palais de l’Élysée, à Paris.

Deux mois avant la fin de mandat de François Hollande, le président ivoirien lui a rendu un hommage appuyé sur le perron de l’Élysée, en le remerciant « pour tout ce qu’il a fait pour la Côte d’Ivoire, pour l’Afrique de l’Ouest, pour le continent africain ».

Soutien dans la lutte anti-terroriste

Alassane Ouattara a également souligné le rôle joué par la France dans la lutte contre le terrorisme. Sans l’intervention française au Mali en 2012, « beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest auraient été aujourd’hui en grande difficulté », a-t-il estimé.

D’après un communiqué de l’Élysée, François Hollande a confirmé que « la France poursuivrait, près d’un an après les attentats de Grand-Bassam, ses actions de formation au profit des forces ivoiriennes compétentes en matière de lutte anti-terroriste ».

Au cours de leur rencontre, les deux chefs d’État ont également échangé à propos du Mali, « saluant les avancées que constituent la mise en œuvre des premières patrouilles mixtes » entre soldats maliens, groupes armés pro-gouvernementaux et ex-rebelles.

Scandale de l’agrobusiness et conflits sociaux

À sa sortie de l’Élysée, le président Ouattara a également été interrogé sur deux sujets qui font actuellement polémique en Côte d’Ivoire. À propos du scandale des souscripteurs lésés de l’agrobusiness, il a affirmé que « les remboursements ont commencé aujourd’hui ». « Il faut protéger les Ivoiriens contre de telles pratiques et c’est ce que nous avons engagé », a-t-il ajouté.

Concernant les conflits sociaux qui agitent le pays depuis le début de l’année, Alassane Ouattara a souligné « les augmentations de 20 à 50% des salaires des fonctionnaires au cours des quatre dernières années », avant de déclarer : « Nous le savons tous : l’appétit vient en mangeant. Ils en demandent plus et nous négocions ».

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