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Le Cameroun annonce avoir libéré plus de 5 000 prisonniers des mains de Boko Haram

Par Jeune Afrique

Des soldats camerounais en opération contre Boko Haram à la frontière nigériane, le 25 février 2015. © Edwin Kindzeka Moki/AP/SIPA

Le gouvernement camerounais a indiqué mercredi avoir mené une opération militaire transfrontalière qui aurait abouti à la libération de "plus 5 000 personnes prises en otage" par Boko Haram. "Une soixantaine" de terroristes auraient été tués.

Dans une déclaration parvenue à l’AFP, le porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, a indiqué mercredi 15 mars que les Forces de défense et de sécurité camerounaises ont mené du 27 février au 7 mars « une vaste opération de ratissage le long de la frontière camerouno-nigériane et en territoire nigérian ». Baptisée Thunder 2, cette dernière était pilotée par la composante camerounaise de la Force multinationale mixte (FMM), une force régionale en lutte contre Boko Haram.

Elle a « permis de libérer plus 5 000 personnes prises en otage par les terroristes » de Boko Haram, assure le porte-parole. « Les otages libérés – en majorité des femmes, des enfants et des personnes du troisième âge – ont été conduits au camp de déplacés de Banki en territoire nigérian, via le Cameroun », poursuit le gouvernement, qui n’exclut pas la possibilité que des Camerounais fassent partie des civils libérés. « Plus d’une soixantaine de terroristes (ont été) définitivement neutralisés » et « 21 suspects arrêtés », ajoute le document.

Pas de soldat tué

Le Cameroun n’a pas enregistré de perte d’homme lors de l’opération, mais un militaire a été blessé, sans que ses jours ne soient en danger, assure Issa Tchiroma Bakary. Thunder 2 était une opération transfrontalière consistant « dans un premier temps à ratisser tous les villages voisins de la frontière à l’intérieur du territoire camerounais, sur une distance de 50 kilomètres dans le département du Mayo-Sava », un des trois départements de l’Extrême-Nord touchés par les activités de Boko Haram, a-t-il expliqué .

Dans un deuxième temps, l’opération consistait à « rechercher et déloger des terroristes du groupe Boko Haram dans leurs retranchements en territoire nigérian, dans une profondeur de 25 kilomètres et sur un front de 40 kilomètres », a précisé le porte-parole. Selon lui, « les points forts des terroristes dans les monts Mandara ont subi des raids aériens des hélicoptères d’attaque de nos Forces de défense ».

 

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