Comores : le juge et les putschistes présumés

Par Jeune Afrique

Mahamoud Ahmed Abdallah, fils de l'ancien président comorien. © D.R.

Aux Comores, la justice prend son temps pour traiter les dossiers des auteurs présumés de la tentative de coup d'État du 19 avril 2013.

Les auteurs présumés de la tentative de coup d’État du 19 avril 2013 seront-ils bientôt jugés ? "Le jour approche", glisse une source judiciaire à Moroni.

Après des mois de silence, Ali Mohamed Djoumaid, juge à la Cour de sûreté de l’État, a fini par transmettre aux avocats de la défense une ordonnance de non-lieu partiel et de transmission des pièces du dossier au procureur général, sans doute en vue d’un renvoi devant le tribunal.

Daté du 10 octobre, ce document de 32 pages innocente trois Comoriens mais ordonne le maintien en détention de quinze autres inculpés, parmi lesquels le Congolais Joris Nkombe, le Tchadien Allamine Moustapha (un ancien rebelle des Forces unies pour le changement, de Mohammed Nour Abdelkerim) et le fils de l’ancien président comorien Mahamoud Ahmed Abdallah (photo ci-contre).

Achat d’armes

Curieusement, si les exécutants nient les faits qui leur sont reprochés, leurs chefs ont reconnu avoir tenté d’acheter des armes sur l’île d’Anjouan.

Explication d’un avocat : "Mon client a été torturé au camp militaire de Kandan, ses aveux lui ont été extorqués." Nkombe et Moustapha ont également admis avoir été en contact avec les "cerveaux" présumés du putsch, les Français Patrick Klein (un ex-compagnon de Bob Denard) et Steve Bokhobza, lesquels circulent librement en France en dépit d’une demande d’entraide judiciaire adressée à Paris.

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