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Le sud-africain Teraco s’apprête à lancer le plus grand datacenter d’Afrique

Fibres optiques (Illustration). © Gary H/Flickr/CC

Teraco, qui gère des datacenters au Cap, à Johannesburg et à Durban, a annoncé une levée de fonds de 1,2 milliard de rands auprès de Barclays Africa. Cette somme doit lui permettre d'achever la construction du plus grand centre de gestion de données du continent, à l'est de Johannesburg.

Le sud-Africain Teraco Data Environments, qui se présente comme le plus grand gestionnaire de datacenters (centres de données) du continent africain, a levé 1,2 milliard de rands (80 millions d’euros) auprès de la branche sud-africaine de la banque britannique Barclays Africa.

Selon l’agence Bloomberg, une partie de cette somme sera investie dans l’achèvement de la construction d’un nouveau datacenter dans l’est de Johannesburg d’ici la fin de l’année.  « Ce nouveau site sera le plus grand datacenter commercial d’Afrique » estime Jan Hnizdo, le directeur financier de Teraco.

Essor du « cloud »

D’après lui, Barclays Africa « comprend notre modèle économique unique et les échéances ainsi que les financements d’infrastructures nécessaires qui leur sont associés ». Fondé en 2008, Teraco fait face à une hausse de la demande en termes de services de données mobiles et de technologies basées sur le « cloud ».

En 2011, un rapport du cabinet de conseil Balancing Act évaluait à peine à 112 le nombre de datacenters sur le continent : quinze en Afrique du Sud, onze en Égypte, au Ghana et au Nigeria, dix au Kenya et en Tunisie. Avec l’essor des nouvelles technologies sur le continent, le développement des datacenters est appelé de leurs vœux par les entrepreneurs africains.

Du côté de l’Afrique francophone, Tigo, deuxième opérateur de téléphonie mobile du Sénégal, a annoncé en juin dernier la construction de son propre datacenter dans le futur pôle urbain de Diamniadio, dans le centre-ouest du pays. Ce centre de données, qui doit coûter plus de 3 milliards de francs CFA (4,57 millions d’euros), sera le deuxième de l’opérateur télécoms en Afrique, après celui de N’Djamena, au Tchad, pour un coût de 6 millions de dollars et dont la construction a été achevée fin mai.