La Banque mondiale alloue 150 millions de dollars au Maroc

Travaux dans la ville de Casablanca, le 3 septembre 2012. © Hassan Ouazzani pour Jeune Afrique

L'institution de Bretton Woods va attribuer 100 millions de dollars à la création d'un registre qui cible les plus défavorisés au Maroc, et 50 millions de dollars supplémentaires à la création de start-up, première source d'emploi dans la région.

La Banque mondiale a approuvé le 13 mars l’attribution de 150 millions de dollars au Maroc. Ce financement doit permettre au royaume chérifien de renforcer la protection sociale et l’inclusion par l’emploi via deux types de mesures : l’identification des Marocains les plus pauvres et l’aide aux start-up.

Une enveloppe de 100 millions de dollars sera ainsi attribuée à la mise en place d’un registre national d’état civil qui donnera à chaque individu un numéro d’identification unique. Mais aussi d’un registre social qui rassemblera des informations sur la situation socio-économique des individus et des ménages afin de repérer les plus défavorisés. Ce projet sera mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur sur une période de cinq ans avec l’assistance technique de la Banque mondiale.

« Grâce à ce programme, environ 9,3 millions de Marocains issus des couches les plus défavorisées accéderont plus facilement aux programmes de protection sociale, estime Diego Angel Urdinola, économiste à la Banque mondiale. En se dotant d’un système d’identification mieux conçu et administré plus efficacement, le Maroc sera en mesure de mettre en œuvre des programmes sociaux mieux ciblés, avec des effets tangibles sur la population ».

Start-up et création d’emplois

Un deuxième projet, d’un montant de 50 millions de dollars, vise quant à lui à faciliter le financement des start-up. Selon la Banque mondiale, « des études montrent en effet que ce sont les start-up qui, dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, contribuent le plus à la création nette d’emplois ».

Or ces petites entreprises peinent souvent à trouver des financements auprès des banques en raison du risque qu’elles représentent et parce qu’elles n’ont pas encore de rentrées de fonds durables.

« Ces deux opérations viennent soutenir les efforts menés par les autorités pour réduire l’exclusion sociale et promouvoir la croissance du secteur privé », estime Marie Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb.

En 2016, les engagements de la Banque mondiale au Maroc atteignaient 850 millions de dollars, contre 1,05 milliard l’année précédente et 1,09 milliard en 2014.