L’Afrique a désormais son propre nom de domaine : .africa

Par Jeune Afrique avec AFP

Un homme surfe sur Internet dans un cyber-café de Cotonou, au Bénin, le 24 février 2016. © Gwenn Dubourthoumieu pour Jeune Afrique

Trente-deux ans après la création du premier nom de domaine internet, .com, l'Union africaine (UA) a annoncé le 10 mars le lancement du domaine .africa afin de donner "une identité numérique" au continent.

Le nom de domaine sera disponible à partir de juillet, mais les Africains qui souhaitent l’utiliser peuvent d’ores et déjà introduire une demande, a expliqué la présidente de la Commission de l’UA, la Sud-africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, en Éthiopie, au siège de l’UA.

« Avec .africa, je dirais que l’Afrique a enfin son identité numérique », a déclaré celle qui, après quatre ans à la tête de la Commission, cédera mardi 14 mars le flambeau au Tchadien Moussa Faki. Elle estime que ce nom de domaine permettra aux Africains, notamment les entrepreneurs, d’être plus visibles sur internet.

Quelque 22% de la population d’Afrique subsaharienne a accès à internet, selon la Banque mondiale, soit un des taux les plus faibles au monde. La moyenne mondiale se trouve à 44%. L’Union africaine souhaite augmenter ce taux de 10% d’ici l’année prochaine, dans le cadre d’un programme de développement.

Financement de l’Union africaine

Plus de la moitié des 2 millions de sites internet africains proviennent d’Afrique du Sud, l’économie numéro un du continent, estime Lucky Masisela, directeur de la société ZA Central Registry, qui sera chargée de gérer le nom de domaine « .africa ».

« .africa va venir perturber le marché et permettra de diminuer le coût des noms de domaine », a assuré Masisela, notant qu’un nom de domaine « .africa » ne coûtera que 18 dollars (17 euros), alors que l’enregistrement d’un site sur un domaine national peu coûter jusqu’à 250 dollars dans certains pays Afrique.

L’Union africaine espère de son côté que les revenus du lancement de ce domaine internet permettront notamment de financer la Commission de l’UA. L’Union africaine cherche de fait par divers moyens à être moins dépendante des donateurs internationaux, qui contribuent à hauteur de 70% à son budget.

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