Ethiopie: au moins 46 morts dans un immense éboulement dans une décharge

Par Jeune Afrique avec AFP

Vue d'Addis Abeba, en Ethiopie, où doit se tenir une rencontre Women in Africa en février 2017. © Noreen Hirschfeld/CC/Flickr

Au moins 46 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées par un immense éboulement d'ordures dans la plus grande décharge d'Ethiopie, en périphérie de la capitale Addis Abeba, ont annoncé dimanche les autorités.

Le bilan est « désormais de 46 morts, dont 32 de sexe féminin et 14 de sexe masculin », a déclaré à l’AFP Dagmawit Moges, une porte-parole de la municipalité de la capitale éthiopienne, précisant que quelques enfants figuraient parmi les victimes.

Un précédent bilan de 30 morts de la catastrophe survenue samedi soir a ainsi été revu à la hausse.

Elle a précisé que la plupart des victimes sont des « squatteurs » qui fouillaient les montagnes de déchets de la décharge de Koshe à la recherche d’objets pouvant avoir de la valeur.

« Nous nous attendons à ce que le nombre de victimes augmente », a-t-elle ajouté, expliquant que l’éboulement avait touché une zone « relativement grande ».

À la recherche de survivants

Selon un journaliste de l’AFP sur place, la principale montagne d’ordures de la décharge de Koshe est désormais défigurée, suggérant qu’une partie de son flanc s’est détachée subitement et s’est écroulée.

Les ordures ont notamment emporté des habitations de fortune de personnes vivant sur la décharge de Koshe, dont les matériaux de construction, des bâtons de bois et des bâches en plastiques pouvaient être vus dans la masse de déchets écroulée, selon la même source.

Les ordures se sont également écroulées sur une partie d’un bidonville en bordure de la décharge et six excavatrices étaient à pied d’oeuvre dimanche après-midi au milieu des déchets à la recherche d’éventuels survivants ou corps. La police, elle, empêchait les badauds d’approcher.

Koshe, qui signifie « saleté » en argot amharique, la principale langue du pays, est depuis plus de 40 ans le principal lieu de décharge des ordures d’Addis Abeba, capitale de 4 millions d’habitants à la croissance démographique galopante. La ville est en train de construire une autre décharge, qui n’est pas encore ouverte, selon Mme Moges.