Fermer

RD Congo : Aubin Minaku entre Paris et Bruxelles…

Par Jeune Afrique

Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale de la RDC, le 9 mars 2016 à Paris. © Vincent Fournier/J.A.

Tapis rouge, honneurs militaires, huissiers en gants blancs…

Ce 8 mercredi mars à Paris, Aubin Minaku, le président de l’Assemblée nationale de la RD Congo, a été reçu avec les plus grands égards par Claude Bartolone, son homologue français. Les deux hommes ont évoqué les activités de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (dont Minaku est le président en exercice), avant de se pencher sur la crise politique à Kinshasa, due au maintien au pouvoir de Joseph Kabila au-delà de son second mandat. Alors que l’Accord de la Saint-Sylvestre, censé conduire le pays aux élections d’ici à la fin de 2017, peine à entrer en vigueur, un nouveau report de la présidentielle n’est plus à exclure.

Opération de « clarification »

« Pas de panique ! L’objectif reste d’organiser ce scrutin dans le délai imparti. Et s’il y a des contraintes, nous avons déjà prévu de trouver une solution en nous appuyant sur l’évaluation de la Ceni, du gouvernement et du Conseil national de suivi de l’accord [qui sera dirigé par un membre de l’opposition] », a fait valoir Minaku.

Le chef de la majorité présidentielle congolaise s’est ensuite rendu à Bruxelles, le 9 mars, pour poursuivre cette opération de « clarification » avec des partenaires européens, l’UE ayant brandi la menace de nouvelles sanctions à l’encontre de proches de Kabila. Il s’est notamment entretenu avec le député européen Louis Michel, membre du comité politique, et Koen Vervaeke, directeur de la diplomatie européenne pour l’Afrique.