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Régularisation de sans-papiers au Maroc : plus de 18 000 demandes déposées en moins de trois mois

Par Jeune Afrique avec AFP

Un migrant subsaharien dans son échoppe à Casablanca, le 24 février 2015 © Abdeljalil Bounhar/AP/SIPA

Pour accompagner sa politique africaine, le Maroc a initié, mi-décembre, une deuxième opération d'intégration des migrants en situation irrégulière.

Plus de 18 000 sans-papiers ont déposé une demande de régularisation depuis le lancement par les autorités de cette nouvelle opération d’intégration.

« Au 8 mars, un total de 18 281 demandes de régularisation d’étrangers en situation irrégulière ont été déposées au niveau national », a déclaré le ministre en charge de la migration, Anis Birou.

Ces demandes ont été déposées auprès de 69 préfectures dans le royaume « depuis le lancement mi-décembre 2016 de la deuxième phase » de l’opération d’intégration des migrants, a expliqué le ministre, dont les propos ont été rapportés par l’agence officielle de presse MAP.

Volonté royale

Lancée en 2013, une première opération du même genre avait abouti à la régularisation de 25 000 personnes, en grande partie originaires d’Afrique subsaharienne.

Volonté royale, la régularisation des sans-papiers vise à répondre à un nouveau contexte migratoire au Maroc. Autrefois simple pays de transit, le pays est progressivement devenu pays d’accueil, même si de nombreux migrants gardent l’espoir de rejoindre l’Europe, en traversant le détroit de Gibraltar ou en pénétrant dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla. Selon les chiffres officiels, les migrants représentent 0,24% de la population totale au Maroc (34 millions d’habitants).

Les autorités marocaines mettent régulièrement en avant leur politique migratoire « humaine et généreuse », en particulier à l’attention des pays africains, alors que le royaume est engagé dans une vaste offensive diplomatique sur le continent et a réintégré, fin janvier, l’Union africaine (UA).